Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Qu'est-Ce ?

  • : Le blog de Raphaël Conforti
  • Le blog de Raphaël Conforti
  • : Je vous propose un blog sur ma pomme. A croquer.
  • Contact

T'es Qui Toi ?

  • Raphaël Conforti
  • Célibataire et donc sur le marché, la question se pose: Suis-je encore potable ? Je tente de trouver des réponses...
  • Célibataire et donc sur le marché, la question se pose: Suis-je encore potable ? Je tente de trouver des réponses...

En chanson

Vous aurez noté que j'ai châpeauté certains de mes billets de titres de chansons.
Montrez-moi votre culture musicale en me nommant les interprètes !
Je vous y aide, les titres concernés sont suivi d'un astérique...

Punaise, je me "cuculise", mais il fallait bien que je le dise ! Personne n'avait relevé ce détail !
Mon prochain blog sera un blog de fan de Cloclo. Ou alors sur le crochet. Ca marche bien les blogs sur le crochet...

Sur Facebook :

logo-facebook.jpg

19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 09:50

 

bar-le-fumoir.jpg

 

   -Je n'aime pas les filles qui portent des lentilles de contact de couleurs, dis-je.

   -Pourquoi ? répondit Rémi.

   -Ça fait un truc artificiel dans le regard et dans la personne en général, puis pourquoi masquer ta couleur naturelle d'yeux ? Imagine t'as les yeux marron. C'est beau des yeux marron. A moins d'avoir à faire à un phobique du marron il n'y a aucune raison de vouloir cacher ça, c'est le phobique du marron qui est con, qui se fourre le doigt dans l’œil.

   -Mouais, ça se tient, conclu Rémi.

Il m'avait entraîné au Fumoir pour boire un mojito où nous avions vu cette fille aux yeux vert inexpressifs parce que factices.

C'est d'abord les yeux de son amie que nous avions vu.

   -Elle a des yeux ! s'était exclamé Rémi, des yeux d'une beauté !

   -Oui mais elle n'a que ça. C'est con, avait-je rétorqué.

   -Oh, mais ses yeux quoi ! Elle a de beaux yeux !

   -Une sacré surcharge pondérale aussi.

   -Tu déconnes Raphaël, tout est dans l'harmonie, comment c'est porté tout ça...

   -Tu as certainement raison.

   -Oui j'ai raison, elle est jolie, une certaine allure...

   -Et la grâce d'une Néandertalienne, coupai-je.

   -Putain ! T'es en manque ou quoi ?

   -Non justement, je deviens difficile peut-être.

   -Bois.

Et je bus.

Ce bar, le Fumoir, a certainement perdu de sa superbe ; il a la classe de son architecture intérieure joliment dix-neuvième siècle, ses fauteuils club, ses boiseries, sa bibliothèque mais il est fréquenté par des nouveaux riches, des pouffiasses en goguettes... Rémi et moi. Et le service n'est pas toujours à la hauteur de ce que peut laisser espérer la décoration et la carte. En revanche, le mojito que je buvais ne pouvait être préparé que dans un lieu comme celui-ci, pas dans un troquet du onzième. Cet équilibre entre tous les ingrédients et cette teinte rosée trahissant le trait d'angostura qui rend inimitable ce cocktail quand il est préparé par un barman de classe internationale, derrière son comptoir en bois massif.

Nous arrêtâmes donc, vu notre désaccord, de parler de ces jeunes femmes deux tables à droite et reprîmes un autre verre.

   -La même chose s'il vous plait.

 


Repost 0
Published by Raphaël Conforti - dans Rémi et Compagnie
commenter cet article
2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 00:12

 

Je ne suis pas dans une phase sentimentale non plus. J'en suis là, je suis las. C'est fatiguant tout ça tout de même. Les intrigues, même de bacs à sable, me fatiguent. Alors je n'insiste pas.

Géraldine est sur le haut de la vague, elle. Mais ça l'emmerde car en fait c'est sa quasi homonyme, Géraldine Pailhas, qui est sous les feux de l'actualité.

-Putain ! Qu'est-ce que ça me gonfle ! Me dit-elle la semaine dernière alors que nous prenions un verre à la sortie de son travail.

-C'est la rançon de la gloire, ironisai-je.

-Mais je m'en tape ! Au moins une fois par jour j'ai droit à des réflexions et même des félicitations : " Oh mais on t'a vue dans Bus Palladium ! ", mais tu vas voir ma main dans la gueule oui !

-Mais ça se tasse, je tentais de la rassurer.

-Même pas. Elle enchaine la conne. Un film par-ci, un duo avec Benjamin Biolay par-là, et je suis forcement au courant. Si t'es fan de l'artiste, demande moi le programme.

Ça l'ennuie profondément qu'on lui parle à longueur de journée d'une personne avec qui elle n'a rien à voir si ce n'est que leurs noms se ressemblent. Et puis c'est surtout qu'elle est irritée, elle ne sort avec personne non plus.

-Ils font chier les mecs, ils ne se laissent pas draguer. Dès qu'une fille est un peu entreprenante, ils se sauvent. Ils disent tous qu'ils aiment les filles qui n'ont pas froid aux yeux, mais quand ils en voient une, c'est eux qui ont froid aux yeux ! Se plaignit elle.

-Oui, mais toi tu inverses les rôles, ça fait flipper...

-Tu rigoles toi ! Quand je tombe sur un garçon qui est pas foutu d'adresser la parole à une demoiselle, j'inverse rien du tout !

Elle n'a pas tort.

 

 


Repost 0
Published by Raphaël Conforti - dans Rémi et Compagnie
commenter cet article
1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 00:57

Encore un titre pour se faire remarquer, ne m'en voulez pas... Je voulais vous parler de Rémi.

 

Rémi s'était remis de sa mésaventure avec Raphaëlle de la meilleure façon possible : en s'en foutant. Ou en faisant mine de.

-T'inquiète, m'avait-il dit, Tout ça m'a un peu tourmenté et je ne regretterai qu'une chose : Ne pas avoir pu enlever sa bretelle en dentelle qui ne demandait qu'a tomber. Ça, ça s'oublie, j'espère voir d'autres bretelles !

Il y a une quinzaine de jours je lui fit remarquer que nous étions célibataires tous les deux. Oui, je le suis aussi : je ne supporte aucune forme de manipulation. C'est définitif et sans discussion. Ça touche une part sensible de ma vie.

-Tu viens prendre un verre en amoureux ? Ironisai-je.

-Parle pour toi ! Répondit-il, moi j'ai rencontré Carole.

-Carole ?

-Ouais, une délicieuse blonde, jolie comme tout.

-Sympa ?

-Oui, agréable. Je crois qu'elle est dans le marketing ou quelque chose dans le genre. Elle a toujours un truc a raconter ! Et puis elle m'a demandé si j'allais voter dimanche.

-Ça pose problème ? Demandai-je.

-Non... j'irais, mais je ne crois pas qu'on soit du même bord en fait.

-Aïe...

Il réfléchit quelques secondes, et :

-Mais c'est pas grave, la bite n'a pas de bord !

Vous l'avez remarqué, Rémi n'est pas dans une phase sentimentale

 

 

 


Repost 0
Published by Raphaël Conforti - dans Rémi et Compagnie
commenter cet article
11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 03:09

C'est ce qu'aurait voulu Rémi en ce début d'année. Son histoire avec Sabrina s'était terminée après les vacances de la Toussaint, sans drame puisque les deux étaient d'accord pour dire qu'ils ne passeraient pas leur vie ensemble. Il s'en était d'autant bien remis qu'il avait fait la connaissance d'une jeune personne au mois d'octobre dernier. Raphaëlle, une jolie brune au cheveux courts. C'était lors d'une soirée festive qui avait réuni une vingtaine de personnes. Peut-être trente mais je ne pourrais dire, je n'y étais pas. Rémi m'avait raconté :

-Il y avait une jeune femme qui attirait tous les regards. Au moins trois hommes étaient collés à elle pour pouvoir mieux discuter. Moi, je m'étais présenté au début de la soirée quand on n'était pas encore très nombreux, j'ai profité du fait qu'elle parlait avec une fille que je connais aussi.

-Et tu lui a tenu la grappe ? lui avais-je demandé.

-Non, je lui ai fait deux ou trois remarques en lui souriant, on a joué une certaine complicité, genre camarade de bar mais j'ai préféré jouer sobre en ne la taquinant qu'occasionnellement mais en lui montrant bien que je l'avais remarquée en la regardant quand elle tournait la tête dans ma direction.

-Tu as bien fait.

-Oui, je crois car vers la fin de la soirée quand tous les mecs l'avaient décollé, je suis simplement allé lui dire que je partais. Je lui ai dit que ce serait bien qu'on puisse se revoir autrement et avant que dans une soirée comme celle-ci.

Il avait donc obtenu son numéro. C'était début octobre. S'en suivirent quelques appels, un café où ils avaient parlé de leur différence d'âge. Rémi lui avait donné vingt-cinq ans et elle n'en avait en fait que vingt-deux. Rémi, ayant mon âge, s'était dit que ce serait plus difficile que prévu mais quand il lui avait demandé si ça ne la gênait pas de se faire courtiser par quelqu'un de trente-huit ans, elle avait répondu qu'elle préférait les hommes plus mûrs. Tant mieux.

Cela dit, le mois de novembre s'était passé en coups de téléphone sympathiques, sms chaleureux mais aussi rendez-vous annulés et même deux lapins de la part de la demoiselle.

-Elle joue, me dit un jour Rémi, c'est une allumeuse mais je veux bien voir jusqu'où elle ira...

Cependant, il y cru quand, peu avant les fêtes de Noël, s'en voulant certainement des plantages précédents, elle dîna avec lui. Tout s'était bien passé, un dîner, au restaurant, tout en allusions mais où elle lui fit tout de même part de ses appréhensions quant à la différence d'âge.

-J'aime bien les hommes mûrs, dit-elle, mais le garçon le plus âgé que j'aie connu avait trente ans.

Effectivement, l'âge ne plaidait pas en la faveur de Rémi. Mais, sûr de lui et de sa bonne présentation, il continua à la charmer comme il put. Il obtint un baiser. Ah Rémi ! Il peut être irrésistible quand il veut. Mais elle enfonça le clou :

-Tu imagines ? Je pourrais être ta fille !

-Mais tu arrêtes un peu ?! riposta t-il, Nous n'avons pas vingt ans d'écart et je n'ai pas d'enfant, alors je ne vois pas ce que tu veux dire.

Ça l'avait adouci. La soirée s'était bien terminée, il la raccompagna chez elle, chez ses parents du moins et se promirent de se revoir. Simplement, avec les fêtes c'était compliqué : Elle, travaillant dans le commerce, lui ayant plus de travail aussi... ils se mirent d'accord pour se voir après les fêtes.

Ça promettait. Rémi m'avait montré un de leurs échanges de sms qui continuait ce qu'ils avaient commencé dans la voiture. Je lui prédis des retrouvailles fusionnelles. Il passa ses fêtes sur un nuage en pensant à elle. Il savait quel jour ils se verraient au début du mois de janvier, le quatre. Elle devait venir dîner chez lui. Et en venant chez lui, on sait comment ça se terminerait. Mais elle annula.

Depuis, ils ne se sont même pas revus. Elle ne préfère pas. Elle ne lui a pas donné d'explication. Même si il imagine bien pourquoi, il aurait bien voulu qu'elle le lui dise.

Nous étions chez moi, Rémi Géraldine et moi, hier soir et Rémi nous fit part de son incompréhension :

-Elle est jeune ou c'est qu'elle est conne ?

-C'est une fille, précisai-je, on sait jamais comment ça peut réagir. Je crois que beaucoup n'imaginent pas que les hommes peuvent avoir des sentiments ; quant aux besoins sexuels... je crois que c'est régi chez elles par le besoin de procréation. Alors ça arrive une fois l'an. Et le reste du temps, elles font chier les mecs. C'est ce qui t'es arrivé, elle avait du temps à tuer...

-Conne je pense, répondit Géraldine, te faire mariner tout ce temps pour finalement te dire non, c'est de la connerie. Tu dis oui dès le début mais si c'est non, tu fais pas durer trois mois ! Mais s'il te plait Raphaël, arrête de dire des conneries aussi : une fois l'an !

-Mais je cherche une raison, répliquai-je, j'explore les possibilités ! Sinon elle a déjà un mec et elle s'amuse, avec plein de types, à tendre un os qu'elle retire à la fin quand ils bavent partout !

Rémi conclut en tapant un sms la sommant gentiment de s'expliquer.

On verra la suite.

En attendant, c'est pas raphaëlle qui sera dans sont lit.

 


Repost 0
Published by Raphaël Conforti - dans Rémi et Compagnie
commenter cet article
9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 02:04

Vous avez remarqué ; pas grand chose à dire ces derniers temps. C'est que ça va bien. J'en parlais avec Géraldine samedi après-midi. Nous marchions dans les rues de Paris, dans le sixième arrondissement, à la recherche d'une boutique. Je lui ai parlé des sms suggestifs que nous échangeons avec Isabelle, de nos appels téléphoniques, brefs mais doux comme jamais, et de nos retrouvailles passionnées car trop rares.

-Beaucoup de sms ? Demanda Géraldine ?

-Plusieurs par jour, répondis-je.

-C'est à dire ?

-J'en sais rien, je compte pas !

Puis elle pris son air malicieux :

-Et elle crie toujours aussi fort ?

-T'es indiscrète toi !

-Eh ! C'est toi qui m'en as parlé ! Alors...

-Oui, elle crie toujours. C'est excitant au début mais ça déconcentre à la longue.

-Ah oui ?

-Oui, c'est balaise quand même. Des fois je me demande si elle ne le fait pas exprès. Les premières fois je me suis marré, j'ai cru que j'allais tout faire planter. Mais ça va, je me maîtrise maintenant.

-Vaut mieux, répliqua Géraldine. Enfin, tu fais comme tu veux !

-Oui, vaut mieux : elle est formidable. Délicieusement adorable. Je ne me lasse pas de ses mots. De lui en envoyer aussi. Et puis elle me trouve beau. Ça c'est beau !

Géraldine me regarda, je lui avais déjà parlé de mon émoi à cette phrase qu'Isabelle m'avait répété. Elle me demanda :

- "T'es beau " ou " je te trouve beau " ?

-T'es beau, pourquoi ? questionnai-je

Elle continua :

-Il y aurait eu une nuance ; si elle te dit " t'es beau " c'est qu'elle te trouve beau. Si elle t'avait dit " je te trouve beau ", c'est que t'es moche mais que trouves grâce à ses yeux.

-Ah ouais tiens. J'ai du bol.

-D'être mimi ?

-Qu'elle ne m'ait pas dit " je te trouve beau " !

Je ferai attention à la nuance. Heureusement, je lui ai dit " tu es belle ". C'est vrai qu'elle est belle.

Finalement Géraldine n'a pas trouvé sa boutique, elle ne connaissait pas l'adresse précise. C'était tout de même une balade sympathique, terminée dans un salon de thé.

Repost 0
Published by Raphaël Conforti - dans Rémi et Compagnie
commenter cet article
3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 14:49

-La ferme, j'écoute !

Rémi n'aime pas qu'on interrompe une écoute musicale alors qu'il est concentré. Il est mélomane, nous partageons ça aussi. J'étais passé chez lui et nous écoutions Mezzanine de Massive Attack avant de sortir pour un gros footing et c'est en plein riff de guitare, sur Dissolved Girl, que j'ai entrepris de lui parler. Mal m'en a pris, il voulait l'écouter entièrement. Sur Man Next Door nous reprîmes la discussion.

-Je ne m'en lasse pas, dit-il pour donner le signal de la reprise. Pas de nouvelles d'Aude alors ? Vu ce que tu m'en a dit, j'ai craint que ce soit le genre de nana à venir te planter tes pneus de bagnole !

-Oui ! Tu as raison, mais non: je n'ai plus eu de nouvelle. Tant mieux pour ma voiture ! Et Sabrina, ça a été ? Demandai-je.

-Très bien. Je l'aime bien. Comment tu la trouves, elle est sympa, non ?

-Puisque tu demandes... eh bien pour tout dire, elle est jolie mais je lui trouve peu de grâce. C'est le genre grande qui porte mal sa taille, pas à l'aise, gauche.

Je m'en voulais de lui dire ce que je pensais mais c'est pour ça qu'il me le demandait. Et on se dit tout, franchement. Il répondit :

-Certes, mais à poil au pieu, ça se voit pas. Allongée, on s'en fout de la grâce ! Elle est grande, bien faite et joueuse en plus ! Du plaisir en riant en plus, le bonheur.

Il a raison. On loupe des choses parfois en s'arrêtant à des détails...

Nous partîmes courir en continuant à parler de notre sujet favoris : les femmes. Un peu de musique aussi...

 


Repost 0
Published by Raphaël Conforti - dans Rémi et Compagnie
commenter cet article
5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 00:02

C'est la rentrée et j'ai revu Rémi et Géraldine, chez Rémi. Nous nous étions peu vus ces derniers temps : Mon exclusivité avec Agnès puis les vacances et nos petits voyages respectifs, moi dix jours, Rémi aussi. Il était parti en club en Crète avec Aline et ils s'étaient séparé tout juste avant la fin du séjour. Une semaine de vie commune leur a été fatal. Il était morose comme on peut l'être à la suite de la rupture d'une relation de sept mois, mais ça allait. Géraldine, elle, était partie chez ses parents en Alsace. Elle a rencontré quelqu'un là bas et l'a laissé sur place en repartant.

J'étais très content de les retrouver. J'ai du plaisir à être avec eux, nous rions, disons le fond de nos pensées...

-On est tous les trois seuls alors ! Dit Géraldine dans la conversation.

-Ah non, corrigeai-je, parle pour toi. Moi non !

-Après le premier baiser du premier rendez-vous... tu l'avais même pas prémédité celui là, ça compte pas.

-Il y a une sérieuse option tout de même. T'es jalouse ? Tu veux pas que je te dépasse sur le nombre, c'est ça ?

-Pfff... non... on se tient de toute manière. Tu tiens une comptabilité toi ?

-Non, c'est pas mon genre, répondis-je.

C'est vrai, ce n'est pas mon genre. J'ai vu qu'il y en avait qui tenaient une comptabilité, une liste, qui savaient exactement avec combien de filles ils étaient sortis, mais comme je l'écrivais récemment à Gwendoline, je ne tiens aucune liste d'aucune sorte. T'en fais quoi après ?

J'étais accoudé au meuble où est posé l'ordinateur de Rémi, sélectionnant des morceaux de musique sur son disque dur ou leur faisant écouter mes dernières découvertes sur différents sites. Je leur fis lire un article qui, pensais-je, se rapprochait de notre discussion et en le commentant Géraldine dit:

-Les cases à points communs c'est pour les filles et les listes de conquêtes c'est pour les mecs. Toi, t'as pas de liste mais c'est parce que t'as arrêté à cinquante, non ?

-T'es conne, dis-je en riant.

Et Rémi continua :

-Non, souviens toi Géraldine, jeune, il était naïf, chaque femme qu'il rencontrait était la femme de sa vie ! Sur une moyenne de deux mois seulement mais il y croyait. Il avait pas la tête aux listes !

-Rigole, Rémi, rétorqua Géraldine, c'est toi maintenant ça !

De site en site et en suivant un fil d'informations sur les technologies, j'arrivai sur un article intéressant. Sachant Rémi esseulé, j'avais orienté ma recherche et je lui en fis part :

-Ouh, regarde Rémi ! Je trouve ça intéressant, des robots sexuels ! Ça te plait ?

-Une poupée gonflable ? Je préfère me palucher ! S'indigna Rémi.

-Ah ah ! C'est la phrase du jour ! S'esclaffa Géraldine.

-Attends, c'est plus que des poupées gonflables, dis-je, regarde.

-Ouais, ben toi qui aimes les filles qui bougent tu serais servi, finit Rémi.


La soirée se finit agréablement après avoir mangé la salade de Rémi puis sa panna cotta.

Je lui piquerai sa recette, comme d'habitude ce n'est pas une panna cotta tout con.

-Tu bosses Lundi ? Me demanda Géraldine.

-Lundi ? Non.

C'est l'avantage, parfois, d'être intermittent du spectacle.

-Super ! Tu vas m'aider alors. J'ai besoin d'aller dans les Yvelines pour une course, et il faut y aller en voiture, c'est un carton et en scooter ça le fera pas. Tu veux bien ?

Je parlais d'avantage moi ?

-Ouais... je veux bien.


Après ça nous sommes tous les deux rentrés.

Le temps est à chier ici mais je l'aime bien, cette rentrée.

 


Repost 0
Published by Raphaël Conforti - dans Rémi et Compagnie
commenter cet article
4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 02:36

C'est la crise. Je fuis Agnès. Ce week-end, je me suis réfugié chez Rémi. Dimanche en fin de matinée, nous prenions un apéritif pendant qu'il préparait le repas et que je l'assistais. Un risotto au speck. Découpé en fines lanières, c'est tout un art que d'incorporer cette délicate charcuterie au riz bouillant sans qu'elle ne cuise trop, pour qu'elle délivre toutes ses saveurs. C'est une recette que je lui ai filé et qu'il maîtrise très bien.

Bref, je ne savais plus quoi faire. Que dire exactement à Agnès j'entends, car l'oignon était parfaitement émincé, merci.

 -Elle fait chier tout de même, dis-je après avoir avalé une gorgée de Martini rouge.

 -Mais tu le sais bien, ce sont toutes des chieuses. Tous le monde le sait, répondit Rémi en touillant son risotto. Le tout est de trouver celle qui te fera chier de la manière qui te plait le plus.

Il n'a pas tort. Si chaque femme est chiante d'une manière différente, il y en a bien une qui nous convient plus qu'une autre !

J'en vins à penser qu'Agnès m'emmerdait d'une manière qui ne m'enchante pas du tout.

A part ça, le risotto était excellent et le Chablis que j'avais apporté l'accompagnait parfaitement.

 


Repost 0
Published by Raphaël Conforti - dans Rémi et Compagnie
commenter cet article
8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 00:56

Vous vouliez des nouvelles de Rémi ? Eh bien je l'ai vu ce soir, hier quoi (vu l'heure). C'est vrai que ça faisait quelque temps. On se voit tout de même mais il ne s'était rien produit de notable pour que je vous le raconte.

Nous avons parlé de tout comme d'habitude et forcement d'Agnès, puisque c'est nouveau.

Je lui dis qu'avec Agnès, on s'entend bien. Même si elle et moi n'avons pas abordé la question frontalement, nous devons avoir la même sensibilité politique et la même conception de la vie. Bon, elle a tendance à être l'assistante sociale de son entourage et moi plutôt individualiste mais ces deux données ont tendance à bien aller ensemble apparemment.

Tout ça pour en venir à la littérature, et ce qu'on dit, sur l'âme sœur.

Si j'en crois ceux que j'ai entendu en parler (les mêmes qui parlent de prince charmant), il existe sur cette Terre un être unique qui nous correspondrait. Le truc c'est de le trouver. Super dur si tu ne voyages pas beaucoup, à moins que le hasard l'ait placé dans le même village.

Là, Rémi et moi en sommes venu à penser une chose sur laquelle nous étions d'accord, même s'il a mis plus de temps que je pensais à l'admettre (mais il est amoureux, ça se comprend) :

nous considérons qu'en habitant une agglomération comme Paris, comptant dix millions d'habitants, on peut trouver quelques dizaines de personnes répondant aux critères d'âme sœur.

   -Tu crois ? dit-il, si je lâche Aline, je retrouve la même aussi sec ?

   -Non, pas obligatoirement, mais il existe la possibilité pour que tu rencontres quelqu'un avec qui tu t'entendes aussi bien et peut-être mieux, qui sait ?

   -Mince, ça donne envie d'être polygame ça ! Tu t'entends bien avec Chantal et Edwige ? (Chantal et Edwige sont les très mignonnes colocataires de ma douce amie Agnès, NDMM*), dit-il hilare.

   -Oh t'es con ! Viens, on sort manger.



* Note De Moi-Même

 

 

Repost 0
Published by Raphaël Conforti - dans Rémi et Compagnie
commenter cet article
9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 19:20

Avec tout ça, je continue de voir Rémi. J'aime bien le voir, il m'aide à tout relativiser. Et devinez de quoi on a parlé hier ?

Rémi est toujours avec Aline (présentation ici), ça commence à faire un petit bout de temps. Nous parlions donc de ce qui nous fait rester et avant tout de ce qui nous attire chez les filles. Physiquement. Bien-sûr, ce n'est pas la première fois que nous parlons de ça mais là, nous nous sommes arrêtés sur un détail. C'est moi qui avais attaqué :

-Tu vois, j'aime bien les ventres plats. À la limite, de sportives. Pas body-buildeuses hein, mais plat et ferme.

Je dis ça mais j'ai déjà craqué pour des filles rebondies.

Rémi avait, lui, un autre avis :

-Moi, je préfère avec un petit ventre rebondi. J'aime bien, on le sent mieux quand on est l'un contre l'autre et j'aime bien le caresser, caresser quand c'est du volume...

-Oui... mais Aline, elle est plutôt bien foutue, elle n'a pas de bide, rétorquai-je.

-Bien-sûr bien-sûr, mais, mon cher, j'aime les ventres plats aussi. Seulement, quand je tomberai sur la mère de mes enfants, elle aura peut-être un ventre plat au début, mais je ne serai pas déçu après les grossesses. Tu vois ?

Wow, il a été loin dans la réflexion, lui.

Après ça nous avons continué la discussion sur autre chose, que voulez vous que j’ajoute ?

-Alors, tu dragues des nanas sur internet et tu te fais celles que tu croises dans la rue ? me dit-il.

-Ben, je m’amuse avec celles qui veulent bien. Carla a été la première, c’est tout.

-D’ailleurs, t’as eu des nouvelles ?

-Aucune. Et quand j’appelle, il ne se passe rien. Mais il me semble que sont portable est fermé pendant qu’elle est à l’étranger.

-Mouais… ça craint tout de même.

-Je m’en fous, dis-je, je ne pense pas que j’aurai un jour des nouvelles. Elle restera un souvenir, un bon souvenir et ça me va comme ça.

-Tu reprends le net alors ?

-Ouais, ça offre des possibilités parmi d’autres…

-Eh, t'as pas remarqué un truc sur les annonces de nanas ?

-Non, répondis-je, quoi donc?

-Eh bien quatre vingt dix pour cent d'entre elles utilisent la formule "passe ton chemin" pour signifier de ne pas insister si on n'est pas dans les critères...

-Ah ouais ! M'exclamai-je, "Si tu es un salaud, un sale fornicateur, passe ton chemin !" comme si on allait leur avouer qu'on n'est là que pour la baise. J'avais remarqué ça, oui. Rémi reprit:

-Et puis la plupart d'entre elles sont dans le paradoxe complet ! Elles s'affirment épicuriennes et adeptes du Carpe Diem et réclament dans le même temps vouloir une relation stable et durable. Mais avec ces propos elles attirent les mecs qui se veulent épicuriens aussi et qui veulent donc s'éclater "sans prise de tête", c'est à dire baiser un coup et puis s'en va. L'homme et la femme n'ont pas la même conception de ces phrases.

-Tu pousses un peu loin le raisonnement mais il y a du vrai. Pas mal sont en contradiction, surtout celles qui posent en sous-tifs et qui crient au scandale si tu les traites un peu légèrement. Et si elles connaissaient la véritable définition d'épicurienne*, les pauvres...

Après ça, on a mangé et revu The Usual Suspects en DVD. Je vous le recommande. Un des premiers films de ma vidéothèque idéale, un des meilleurs films de l'histoire du cinéma qui dépasse largement la case "thriller" dans laquelle il est rangé.

 

*Le but de l'épicurisme est d'arriver à un état de bonheur constant, une sérénité de l'esprit, tout en bannissant toute forme de plaisir (prolongé ou non). Ca calme hein ! (Source wikipédia. Le Larousse en ligne ajoute même :Le caractère austère, voire ascétique, de la vie à l'écart du monde disparut avec d'autres recommandations du philosophe, dont le nom devint synonyme de concupiscence et dont les disciples furent qualifiés de « pourceaux ». De ce contresens est née la notion d'« épicurisme », qui repose sur un des plus surprenants malentendus qui aient frappé une pensée philosophique.

 


Repost 0
Published by Raphaël Conforti - dans Rémi et Compagnie
commenter cet article