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  • : Le blog de Raphaël Conforti
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T'es Qui Toi ?

  • Raphaël Conforti
  • Célibataire et donc sur le marché, la question se pose: Suis-je encore potable ? Je tente de trouver des réponses...
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En chanson

Vous aurez noté que j'ai châpeauté certains de mes billets de titres de chansons.
Montrez-moi votre culture musicale en me nommant les interprètes !
Je vous y aide, les titres concernés sont suivi d'un astérique...

Punaise, je me "cuculise", mais il fallait bien que je le dise ! Personne n'avait relevé ce détail !
Mon prochain blog sera un blog de fan de Cloclo. Ou alors sur le crochet. Ca marche bien les blogs sur le crochet...

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 05:55

 

Avant l'échange de SMS, il fallait bien que je rencontrasse Nikki. C'était juste après nos mojitos, Rémi et moi continuions de bavarder sur le même sujet, moins à jeun :

   -C'est pour ça que les yeux sont importants. C'est une fenêtre. La fameuse fenêtre de l'âme, continuai-je. Si tu les vois pas, les yeux, tu vois pas l'âme.

   -Pfff. C'est tout ce que Rémi m'opposa pour montrer son scepticisme.

   -Si ! Ce qui nous attire chez l'autre, chez une femme en l’occurrence, dépasse le physique : le fond de l'être transparait par le physique, l'expression du visage, le regard. C'est pour ça que les filles avec qui tu sors ne me plaisent pas forcement.

   -Hum, l'inverse est vrai aussi.

   -Soit. On peut être attiré par quelqu'un qui ne plaira pas à son entourage !

   -Tu a raison Raphaël, le physique importe peu mais si elle pouvait avoir des jambes d'un mètre vingt, ce serait pas mal, dit Rémi, pensif.

C'est alors que Georges arriva. Nous l'avions appelé un peu avant, il sortait de son travail pas trop tard, nous lui avions proposé de nous rejoindre. Nous nous saluâmes, il s'assit.

   -Ça me fait plaisir de vous voir les amis ! J'ai rencontré quelqu'un à la salle, il y a cinq jours. Ça se passe plutôt bien... Je lui ai demandé de passer nous retrouver. Ça va ?

   -Pas de problème, répondit Rémi.

   -Mais on ne pourra pas continuer nos conneries, devant une fille ! dis-je.

   -T'inquiète, je les dirai à ta place ! plaisanta Georges.

Georges est particulier. Avec lui nous avons des discussions hallucinantes. Hallucinantes car gênantes, même pour moi. Il raconte par le menu détail ses aventures sexuelles avec ses nouvelles comme ses anciennes conquêtes. Ça ne me dérange pas en soi mais le fait que nos voisines de table, qui étaient des interlocutrices potentielles, entendaient tout m'embarrassait un peu. Car Georges parle fort, y compris quand on aborde les détails sensibles. Je ne pense pas qu'elles voudraient nous adresser la parole après avoir entendu la revue de ses prouesses sexuelles avec Martine et le vocabulaire fleuri s'y référant, ou des dernières découvertes scientifiques qui ont mis à jour un lien de parenté entre la chatte et la moule.

Son amourette en court se présenta devant nous. Nous nous présentâmes en lui faisant une place à table.

   -Bonjour, moi c'est Nikki, dit-elle.

Me voyant tiquer, elle continua en souriant:

   -Plus personne ne m'appelle Nicole. C'est Nikki.

Il y avait de quoi tiquer : à mes oreilles ce diminutif sonne "grosse cochonne". Nikki évoque la chanson de Prince, la cinquième de l'album Purple Rain où il est question d'une jeune femme facile (c'est un euphémisme). Qu'est-ce que j'ai pu écouter ce disque !

Nous avons parlé de choses banales, d'actualités, du fait que la coupe du monde de football féminin qui vient de finir est passée assez inaperçue, que les coureurs du tour de France sont tous, sans exception dopés, alors que, selon Georges, les footballeurs non. Je lui dit qu'il exagérait. Durant ce temps, Nikki me troublait. Je la regardais. Elle soutenait mon regard. Ça me faisait plaisir, il y avait quelque chose, je ne saurait dire quoi. Ses yeux bleu plissés, sa bouche fine, son carré brun, ou les trois réunis... Elle me sourit, je lui répondis.

Quand il eut fini sont verre de rosé, Georges dû partir.

   -Je suis désolé mon bébé, j'ai pas mal de choses à finir. Mais je te laisse avec mes amis ! dit-il en souriant.

Nikki était moins souriante, déçue de cet abandon soudain, mais elle fit l'effort de nous faire la conversation. Rémi lui montrait un certain intérêt et je me dis alors que ça allait être la guerre. Alors qu'il partait dans la description des grandes œuvres de sa vie, je me contentais de souligner certains faits et surtout de ne pas trop détacher mon regard de celui de Nikki.

Arriva le moment de partir. Nous nous sommes tous les trois levés, Rémi et moi partageâmes l'addition et Nikki nous remercia en nous saluant. Rémi profita de cet instant pour lui demander son numéro de téléphone. Je m'abstins ensuite de le mendier : passer en second ferait mesquin, fiérot pas content de se faire griller la politesse, alors même si j'avais envie de la revoir, non.

Je me penchai pour l'embrasser sur la joue et elle me dit :

   -Tu me donnes ton numéro Raphaël ?

Je ne me fis pas prier.

 

A propos de Georges (histoire de resituer)

 


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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 01:13

 

Je vois Rémi régulièrement. Géraldine aussi. Je ne peux m'en passer. Ils sont mes amis et m'ont démontré qu'ils étaient un soutien indéfectible en dehors de ma famille. Ma famille plus que tous réunis m'a fait comprendre ce qu'était la solidarité et un vrai soutien mais je ne parlerai pas de ma famille dans ce blog.

J'étais donc avec Rémi, à la terrasse chauffée d'un café à Paris et parlions de notre sujet favori.

-Florence, disais-je, A beau être très fine, elle a un petit cul extrêmement bien foutu, tout rond.

Rémi me regardait en souriant, pas convaincu car en dehors des femmes pulpeuses il ne trouvait rien, personne qui lui convenait. Depuis Carole, qu'il avait quitté car, finalement, la politique dans un couple n'aide pas si on n'est pas du même bord (mais il l'assumait en en n'ayant fait qu'un plan cul), il avait rencontré une femme sympathique, jolie mais casanière. Le fait qu'elle ait un enfant y contribuait pour beaucoup. Il la trouvait " planplan " aussi. Une mère qui aimait tout de même aller en boite pour se défouler. En y emmenant son amoureux de préférence.

-Mais j'avais pas envie d'y aller moi ! me dis Rémi.

-Je te comprends...

Je voyais où il voulait en venir :

-Tu y vas pourquoi, on y va pourquoi en boite ?

Il ne me laissa pas répliquer, il ne m'avait pas posé la question pour que j'y réponde.

-Pour draguer ! continua-t-il, tu vas pas en boite en couple ! Tu y vas en couple toi ? Non, on y vas ensemble. Ça m'a fait chier, j'ai accepté d'y aller une ou deux fois mais toutes ces filles que je ne pouvais pas toucher par respect pour ma compagne, et bien ça fait mal.

Je le comprends Rémi. C'est vrai que nous allions de temps en temps en boite ensemble et continuons, beaucoup mois fréquemment, à y aller.

Je n'aime pas danser. Parce que ne ne sais pas, certainement. En général je suis le type au bar. On me retrouve parfois sur la piste parce qu'il faut bien s'y coller, se coller à elles pour qu'elles me regardent. Et rentrer avec.

Il a raison Rémi : La discothèque est fondamentalement un truc de célibataires, du moins du point de vu masculin.

-Et sinon, enchainai-je, elle est sympathique ta blonde ?

Oui, j'aime bien cette dénomination québécoise et par " sympathique " j'englobe le caractère et le physique.

-Oui, ça a été bien la première nuit et puis c'est devenu planplan, comme je te disais.

Je compris bien :

-Je vois, quand on aime le sport et qu'on apprécie un bon semi-marathon au taquet, on a du mal à se contenter d'une promenade avec mamie !

-Exactement !


  Pour commenter le titre, j'affinerais en disant que c'est plus du demi-fond que de l'endurance et que, personnellement, je trouve ça meilleur quand c'est une course par étapes...


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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 00:18

 

J'ai connu Marta en juin. Ce que j'ai écrit précédemment s'est déroulé durant la deuxième quinzaine de juin. Parce qu'elle est partie en vacances dès le premier juillet. Deux mois. Ça faisait longtemps qu'elle n'était pas retournée en Italie et elle avait décidé de faire le tour de sa famille, décomposée, et de prendre le temps. Sa mère au Nord, son père au Sud, le frère à Rome. Son job, graphiste indépendante, lui permettait de prendre ce temps là.

Elle partit et nous nous donnâmes quelques nouvelles par e-mail. Au début. L'inspiration s'était vite tarie des deux côtés et mes relances et demandes de nouvelles se retrouvaient par la suite sans réponse. Je l'ai sus au Nord, puis au Sud mais perdis sa trace ensuite.

L'état de notre relation, quelques balades amoureuses et une nuit d'amour, ne me permettait pas de m'immiscer dans sa vie et de lui demander quelque compte que ce soit. J'attendis donc la fin des vacances.

Je connaissais la date de son retour, je savais qu'elle était rentrée mais elle ne me donna pas de nouvelle, ne me prévint pas. Je tentai un e-mail, pas de réponse. Je l'appelai, elle ne me répondit pas, ne me rappela pas.

Ça fait chier, tout de même ! Pourquoi ce silence ? Quoi qu'il ce soit arrivé, lassitude, recentrage, rencontre... elle pouvait me le dire ! A mon âge on peut tout me dire. Tout plutôt que rien !

Un soir de début septembre, je me rendis chez Rémi histoire de penser à autre chose. Il invita Géraldine à venir. J'étais content, ça me ferait du bien en plus de manger de la pizza et des noix de cajou.

Il m'accueillit revêtu de son blouson en cuir noir. Il portait ses gants, en cuir noir aussi.

-Salut, qu'est-ce que tu fous comme ça ? demandai-je en riant.

-C'est bientôt l'automne, je ressors mon cuir. Je le lustre, répondit-il avec un grand sourire.

En effet, il tenait dans sa main gauche un grand T-shirt noirci dont il prit une extrémité de la main droite pour le passer dans le dos comme on le ferait avec une serviette éponge pour se sécher les dorsaux.

-Je viens d'attaquer le dos, continua-t-il. Tu veux bien m'aider ? Tu veux les gants ? C'est pour ne pas se salir les mains, et en plus ça les poli aussi.

-Ça ira merci.

Je frottai donc le dos de Rémi lorsque Géraldine arriva. Elle rit en nous voyant.

Rémi justifia :

-Oui, c'est plus facile comme ça, je trouve.

Nous prîmes de ses nouvelles. Elle nous dit qu'elle se verrait bien actrice, vu le nombre de scenarii qu'elle reçoit, ou au moins se présenter aux apprentis scénaristes/ réalisateurs pour leur faire une surprise.

-Je n'en reçoit pas des masses mais régulièrement tout de même, dit-elle. Mais ils sont crétins ; s'ils connaissaient un peu " leur actrice préférée " ils feraient une recherche sur Pailhas, p-a-i-l-h-a-s, et pas Pellas, p-e-l-l-a-s ! Merde !

Nous ne parlâmes que très peu de Marta ce soir là, finalement, si ce n'est pour dire que c'est " une grosse conne " selon Rémi et que " la lâcheté, en matière de rupture, n'est pas une caractéristique exclusivement masculine, finalement " selon Géraldine.

Je n'ai pas eu de nouvelle de Marta à ce jour. Et Georges non plus.

 


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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 23:07

 

Mademoiselle KJ'ai un coup de cœur. Ça m'est revenu dans la gueule aujourd'hui parce que son dernier disque sort. Je ne décortiquerai pas les qualités musicales de Mademoiselle K, pourquoi j'aime bien son premier, son deuxième et son troisième album. J'ai écouté ses chansons à la radio au début, j'ai accroché. Cette voix suave et féminine qui chantait Ça Me Vexe, j'aimais bien. Puis je l'ai vu en concert à la télé.

Katerine a LE sourire. Elle est terriblement sexy dans ses tenues de scène. Puis elle pose. Elle sait y faire avec le public et a une énergie folle.

Il y a deux types de fans : Les amateurs de musique et les amoureux. Moi je suis amoureux.

Accessoirement, la musique est bonne.

Et j'irai la voir en vrai ! Pas à la télé ! Un bon concert en perspective. Il paraît que le bataclan est complet. Ça me fait chier...

 

 



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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 15:51

Parfois on court à côté d'un train, et ça nous dépasse toujours. Parce que la vie est ainsi faite ou parce que certains voudraient nous faire tourner en bourrique. Marina m'aime bien, je pense, mais elle a eu une manière étrange de me le faire savoir.

J'ai eu du mal à l'avoir mais une fois qu'elle se fut livrée nous vécûmes des moments intenses. Janvier fut un mois heureux fait de sorties, d'accompagnements à la fac, de sexe, de longues discussions dans des cafés, d'embrassades dans la rue, de sexe. Je finis par bien connaitre la maison du couple qui hébergeait Marina en échange de ses services. Couple, avec trois enfants, dont elle commençait à se plaindre. Je ne peux pas dire qui avait tort ou raison, mais il me semblait que ces personnes avaient des demandes raisonnables, du moins au début. Marina était souvent disponible. La femme du couple est une femme très active. Je ne sais pas ce qu'elle fait mais elle passe pour une femme d'affaire qui n'a pas le temps d'accompagner, ni de chercher ses enfants à la sortie de l'école. C'est pour ça que Marina est là d'ailleurs. Selon elle, cette femme développait une forme de jalousie envers elle, parce qu'elle passait plus de temps avec ses enfants. Elle le lui faisait payer par quelques scènes sans gravité mais de plus en plus fréquentes, tendant de plus en plus vers l'hystérie. Début février Marina me fit part de son ras le bol et de son envie de partir, d'arrêter son job de fille au pair. Soit, elle fait ce qu'elle veut. Emportée par l'enthousiasme certainement, elle fit part de la nouvelle au couple qui le prit bien. On ne peut qu'en prendre acte mais il fallut trouver une nouvelle fille au pair pour la famille, et un nouveau logement pour Marina. Elle entreprit alors une prospection dans son entourage pour trouver un appartement en colocation. Et elle trouva bien vite. Pensez vous, une jeune femme en recherche d'appartement à partager et tous les amis de ses copines étaient présents ! En un mois c'était fait. Elle ne tarda pas à me présenter Julien, la semaine dernière, un soir où je l'aidais à transporter ses derniers cartons jusqu'à son nouvel appartement. Là j'ai été surpris. Julien est sympathique; enfin, c'est ce que j'ai trouvé au début, mais ce garçon habite dans un deux pièces : Un salon-cuisine, une chambre. Le salon plus ou moins rangé, mais Marina s'installait, et une chambre de célibataire, avec banquette et poulie, poids et haltères à côté du lit. " Oh le naze ", me dis-je.

Il était sorti pour une course.

-Et tu dors sur le divan ? Demandai-je en regardant le dit objet, c'est même pas un convertible. T'as une couverture, un sac de couchage ?

-Ben non, répondit-elle.

Elle vit bien mon air interrogatif et continua alors :

-Je dors sur le lit, mais tu peux pas savoir comment je dors mal, en m'efforçant de rester au bord. Tu as vu, continua-t-elle en souriant comme pour souligner l'incongruité de la situation, Il y a des bougies et de l'huile de massage sur sa table de nuit. Il voudrait m'en faire... que des massages, hein ! Mais j'ai refusé.

Mouais... mes fesses ! A partir de là, je n'ai plus dit grand choses. J'ai acquiescé en souriant. Sourire pour ne pas montrer ma gène et ma colère toute rentrée. Julien rentra avec ses clopes, il m'offrit un verre que j'acceptai car j'avais très soif. Je bus vite mon jus d'orange saluai rapidement le premier locataire des lieux en lui serrant la main bien fermement histoire lui faire comprendre que je n'étais pas dupe, et s'il n'avait pas compris avec la poigne, mon regard appuyait. Avec un sourire aussi menaçant que possible. J'embrassai aussi rapidement la deuxième locataire et parti.

Que dire, que penser ?

Je ruminai tout cela et en fis part à Rémi qui était avec Georges ce soir là. Je les rejoignis au bar près de la salle de gym de Georges qui finissait sa journée. Je fus chaudement accueilli par Rémi :

-Tu daignes venir nous voir ? T'as lâché Marina ?

-Pas tout à fait mais ça ne saurait tarder.

Je racontai ma soirée et les commentaires ne tardèrent pas. C'est Georges qui s'y colla en premier :

-La pouffiasse ! Elle te fait gober le coup du déménagement pour te faire comprendre qu'elle te lâche ! La salope, elle le connaissait depuis longtemps ce mec ?

-Je ne crois pas, répondit Rémi, c'est par opportunité, non ? Il est riche ?

Oui, c'est vrai, qu'est-ce qui lui a pris d'accepter cette colocation plutôt qu'une autre dans un appartement plus grand ? Il me semble que dans toutes les propositions qu'elle avait reçu, il devait bien y avoir ça ! Tant qu'à accepter une colocation avec un mec qui bave sur toi, t'acceptes dans l'appartement le plus grand, ça te laisse un peu d'espace pour t'échapper...

-Je crois que c'est plus subtil, lâchai-je dans la conversation, je pense qu'elle voulait... qu'elle veut emménager chez moi. Et elle espère que je le lui propose en jouant ce jeu.

Georges éclata de rire.

-Oh oui ! C'est bon ça ! Bien tordu comme j'aime !

-Ouais, eh bien ça marche pas. Elle avait bien compris que je ne lui proposerais pas de vivre avec moi. En tous cas pas dans l'immédiat. Et là, encore moins.

-C'est Julien qui va être content, conclut Rémi.

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 01:17

Je revis Marina une semaine après notre premier rendez-vous. J'étais impatient. Impatient de revoir son corps sous ses vêtements moulants, sa bouche en cœur qu'on a envie d'embrasser. Ses fesses.

Je lui avais proposé de venir dîner à la maison plutôt que d'aller au restaurant. L'idée lui plu et elle vint donc chez moi. Bon signe. J'étais allé la chercher à la station de la Défense. Elle était en jeans, pull, basket et très belle car tout va sur ce genre de personne. Arrivés chez moi je préparai des petites escalopes de veau à la crème et aux champignons. C'est une recette que j'ai eue dans un épisode de Columbo. Un épisode dans lequel il enquêtait dans le milieu de la restauration. Il y a toute une séquence où le lieutenant prépare sa recette de " scalopine aux champignons ", tout un art d'embrouiller le suspect, une manière de le cuisiner en fait. Le méchant de l'épisode avait tué son rival en lui faisant manger du fugu, ce fameux poisson, mortel s'il est mal préparé. Je ne me souviens pas très bien de l'épisode mais j'ai bien mémorisé la recette. Celle de l'escalope, pas du fugu.

Nous mangeâmes assez rapidement et ça me plaisait car nous pouvions plus vite passer à autre chose. Passés dans le salon, nous commençâmes à nous embrasser, nous enlacer, nous caresser. Je lui enlevai son pull. Elle avait un joli soutien gorge blanc en dentelle. En dessous, des seins charnus. Ses hanches étaient moelleuses. Elle m'excitait comme jamais.  Elle enleva à son tour mon pull. C'était torride. Son ventre chaud contre le mien (sans effort : elle fait un mètre quatre vingt-cinq ), sa bouche dans la mienne...

Cependant, au moment où je voulus déboutonner son pantalon, elle refusa.

-Pourquoi ? Demandai-je.

-Parce que, pas tout de suite. Pas aujourd'hui.

Bien, elle veut jouer Marina ! Je m'employai alors à l'exciter du mieux que je pouvais. J'entendais ses soupirs et râles pendant que je l'embrassais, la léchais des seins au lobes d'oreilles en passant par le cou. Son ventre et son pubis sont assez sensibles aussi, mais je ne pus descendre plus bas. Elle résistait.

Finalement, elle rentra chez elle.

Elle veut se faire désirer la garce ! J'adore ça.

Je m'endormis avec le sourire ce soir là. Seul, sans même avoir baisé mais empli de désir non assouvi qui vous laisse béat en attendant les jours à venir.

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 02:11

Dans l'après midi de vendredi, j'envoyai tout de même un message à Isabelle pour lui confirmer notre rendez-vous et lui demander si elle voulait bien me retrouver à Paris. "...Métro Grand Boulevard, OK ? 19H". Et sa réponse me laissa perplexe : "Ton silence m'a parlé. OK pour 19h". Un peu Sibyllin, mais bon. J'ai hâte. Je le lui écris : "Je serai avec Georges et Rémi, tu nous retrouves ? J'ai hâte ".

Je retrouvai Rémi et Georges dans un café-restaurant du boulevard Bonne Nouvelle où nous étions venus quelques fois et qui nous plaisais bien. J'y étais allé vers dix-huit heures, histoire d'avoir le temps de prendre un apéritif en grignotant des tortillas et de parler avec mes amis.

  -Géraldine ne vient pas ? Demandai-je.

  -Si, mais elle vient plus tard. Des trucs à faire, répondit Rémi.

Tant pis, on parlera plus tard.

Georges enchaîna :

  -Dis Rémi, tu n'es pas venu avec Sabrina ?

  -Non, elle sort avec des amies à elle. Un plan théâtre.

  -Et sinon ça va ? interrogeai-je à mon tour.

  -Oui oui, très bien. Mais je dois avouer un truc.

  -Oui ? Vas-y !

Georges et moi nous étions avancés pour ne pas perdre une miette de cet aveu promis.

Rémi continua, grave :

  -Ben... elle est sujette au vaginisme...

  -Miiince ! dit Georges. Il m'avait ôté le mot de la bouche.

  -Comment tu fais alors ? continuai-je.

  -Oh, ça va ! On s'éclate bien quand même. Ce que nous faisons relève quand même de l'acrobatie. Elle me donne du plaisir, je lui en donne aussi, mais sans pénétration. Enfin... pas là quoi...

  -Ah, c'est bien quand même alors ? questionna Georges.

  -Oui, elle est adorable en plus. Mais bon, c'est un détail quoi.

  -Oui quoi ! taquinai-je.

Rémi ponctua la discussion en me frappant. Un coup de poing, amical, dans l'épaule. Amical mais viril, le con.

  -Et Isabelle ? On la voit un jour ? dit-il pour passer à autre chose.

  -Oui, ce soir. Elle ne devrait pas tarder. D'ailleurs on ne restera pas avec vous pour le reste de la soirée. Je pense que je vais devoir aller la chercher à la sortie du métro. Elle ne devrait pas tarder.

Effectivement, elle ne tarda pas. Elle arriva directement au restaurant, elle connaissait. Nous nous embrassâmes et je la présentai rapidement à Georges et Rémi.

Elle était gênée, et nous aussi. Nous avions interrompu notre discussion de garçons et ne savions pas quoi dire de consensuel en sa présence.

En aparté, je lui demandai de m'expliquer son SMS.

  -Je te dirais plus tard, répondit-elle, mais toi, tu m'as piégé, je ne savais pas qu'il y aurait tes amis, continua-t-elle en riant. A moins que ce n'était que pour se donner une contenance.

Nous mangeâmes tout de même, mais léger : une salade et une part de quiche. Il faudra que je briefe Georges sur la manière de manger en présence d’une fille, qui n’est pas la même qu’entre potes.

L'arrivée de Géraldine allégea l'atmosphère en féminisant un peu plus le groupe. La discussion continua, avec les questions habituelles pour faire connaissance. Poli. A la table d'à côté, ils fêtaient le départ d'une serveuse du restaurant, ça mettait un peu d'ambiance et on aurait pu croire que nous faisions partie de la tablée, Rémi et Georges s'incrustant dans les conversations et les applaudissements. Il faut dire que les filles de l'assistance étaient mignonnes. Les garçons aussi, il en fallait pour Géraldine aussi !

Nous décidâmes alors de partir, Isabelle et moi. Après les aux revoir nous nous retrouvâmes sur le trottoir. Je tentai de lui saisir la main, elle se déroba. Nous marchâmes.

Elle attaqua sur un ton de reproche amusé :

  -Tu m'as piégé, je ne savais pas qu'il y aurait du monde.

  -Oui, je t'ai prévenu un peu tard, pardon.

  -C'est pas grave, c'est moi : je suis un peu timide.

Oui, c'était pas grave, c'était fini.

Mais, depuis le début de la soirée elle paraissait gênée. La timidité avec les amis inconnus avais-je pensé. Mais elle voulait en fait me dire quelque chose. Elle évacua ma question sur son SMS énigmatique, "non, c'est rien" et continua :

  -Tu sais, je voulais te dire... c'est difficile...

Là, je sus exactement où elle voulait en venir mais je la laissai continuer :

  -... dans une relation, il y a plusieurs dimensions : le physique, les sentiments... tu es quelqu'un d'adorable mais les sentiments n'y sont pas.

Ça ne faisait que deux minutes que je m'y attendais, donc pas encore assez de recul pour ne pas le prendre comme une claque. C'est que je l'aimais bien Isabelle.

A ce moment là je repensai à  ce que m'avait dit Géraldine l'avant veille : " au mieux, tu passes pour un gentil garçon, donc un boulet". Oui. Je comprends, je connais ces théories mais avec Isabelle j'étais au delà du calcul. La prochaine fois je traiterai ma compagne comme une chienne, même si j'ai des sentiments. Comme ça elle s'accrochera.

J'étais partagé entre le rire et l'émotion tellement j'étais surpris. C'était, je pense, visible. Elle était un peu émue aussi. Mais c'est normal, je suis ému aussi quand je largue quelqu'un. Même si les sentiments n'y sont pas, la séparation fait quelque chose.

  -Tu vas où ? demandai-je.

  -Je vais prendre le métro.

Nous étions arrivés devant l'Olympia. Je lui désignai la direction opposée à la sienne.

  -Et moi par là. Au revoir Isabelle.

  -Au revoir, dit-elle avec un sourire désolé.

Je la regardai partir puis me retournai. Je me remis à marcher, les mains dans les poches. C'était une soirée agréable météorologiquement parlant : je n'avais qu'une chemise et ma veste était ouverte. Oui, agréable. Alors finissons la soirée de manière agréable ! J'appelai Rémi pour savoir où ils en étaient.

  -On est toujours là, ils sont sympas tous ! Tu fais quoi toi ?

  -Je suis seul, répondis-je, je me suis fais larguer.

  -Merde ! dit-il en riant, viens alors, t'es loin ?

  -Non je ne suis pas loin, j'arrive.

 

Mes amis finissaient de fêter le départ de cette serveuse. L'ambiance était bon enfant.

J'eus le temps de prendre une bière avant de nous retrouver tous sur le trottoir parce qu'un tel devait prendre un train et un autre rejoindre une autre soirée. Pendant que tous le monde se disait joyeusement au revoir, je parlais avec Georges, je ne sais pas de quoi exactement, enfin si, il me remontait gentiment le moral. Nous étions une bonne dizaine de personnes à gêner le passage sur le boulevard quand deux jeunes femmes arrivèrent. Elles s’arrêtèrent et tentèrent de passer à côté de nous. Georges se décala, faisant mine de laisser une place pour passer mais prenant soin aussi de bouger au même moment dans la même direction qu'elles.

  -Oh pardon, dit Georges en se décalant sur la droite

  -Ce n'est rien, répondit l'une d'elle en repartant vers la gauche.

  -Voilà, je vous fais de la place, poursuivit Georges en les accompagnant sur la gauche. Puis il continua : ah non ! Vraiment pardon ! Je me débrouille vraiment mal !

Elles étaient bloquées, mais ne dirent rien, Georges étant tout sourire. Il continua encore :

  -Sinon, ça va ? Vous avez passé une bonne soirée ?

Elles rirent, la soirée avait dû être bonne. Georges prit l'une d'elle par le bras et continua la discussion, me laissant seul avec l'autre.

  -On est allé au théâtre en fait, dit-elle, c'était sympa. Et vous ?

  -Nous ? Soirée entre amis, tranquille au restaurant comme vous le voyez.

Elle était très jolie. Brune aux cheveux longs, un visage un peu rectangulaire terminé par un menton pointu, elle portait une mini jupe avec des collants noirs et des bottes. Terriblement sexy. Hivernal mais sexy. Vêtue ainsi, ses formes étaient visibles. "Qu’elle est belle" me dis-je. Je la regardai alors droit dans les yeux et lui souris. Elle reprit :

  -Je m’appelle Marina au fait ! Je perçus un léger accent non identifiable.

  -Enchanté, moi c’est Raphaël.

  -En fait, on a vu Chandemerle, un imitateur. Sympatoche… un protégé de Patrick Sébastien, c’est pas la mort non plus.

  -Je ne connais pas, mais j’imagine bien.

Que de banalités, mais les regards accrochaient. Nous savions que nous pouvions passer à autre chose rapidement.

  -Nous devons y aller, mon amie Carine et moi, on va à la gare Saint-Lazare. Je vous laisse mon numéro de téléphone ?

  -Oh ! C’est sur mon chemin, je vais à Opéra, je vous tiens compagnie ? Un peu ?

  -D’accord, conclut-elle.

  -Mais je prends votre numéro.

Je le notai et l’appelai.

  -Comme ça, c’est équitable !

Elle aprécia, elle sourit.

Je saluai rapidement Rémi, Georges et Géraldine, qui était yeux dans les yeux avec un jeune homme non dénué de charme, et me retrouvais escortant ces deux demoiselles pour cinq cent mètres de promenade.

  -Tu as un accent, dis-je, tu viens d’où ?

  -Je suis Estonienne, de Talline.

  -Ouh ! Je suis désolé, je connais mal ma géographie du coin en haut à droite c’est le petit pays du milieu ?

  -Non ! répondit-elle en riant, c’est le plus à l’Est, près de la Finlande.

Nous arrivions sur la place de l’Opéra.

  -Je descends ici, on parlera de tout ça bientôt, d’accord ?

  -Oui, au revoir !

En descendant les marches menant au métro, je pensais à ma discussion avec Géraldine. Je la rappelle quand alors ?

 

 

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 01:49

Dès le lendemain de ma petite mésaventure, je vis Géraldine et lui racontai tout.

-Ben t'as bien fait, tiens, dit-elle, elle a qu'a pas être conne.

Je n'allais pas la contredire.

J'étais passé chez elle à Boulogne après nos journées respectives de travail, et comme elle n'attendait personne, je m'installai. J'avais enlevé ma veste et m'étais assis dans le salon.

-Tu tombes bien ! Cria t-elle de la cuisine. Je voulais te dire un truc.

-Oui ? Dis moi, répondis-je.

Elle vint dans le salon avec des noix de cajou.

-Merci, on voit que tu me connais, toi, continuai-je, j'adore les noix de cajou.

-Oui, ben mange pas tout, je ne savais pas que tu aimais ça, répondit-elle. Qu'est ce que je voulais dire moi ? Ah oui : tu connais ma voisine, madame Pinoteau ?

-Vous faites tous dans le cinéma dans cet immeuble ? Je rappelle ici que Géraldine s'appelle Pellas.

-Oh mince, j'y avais jamais fait attention ! C'est marrant ça, mais non, le vieux du troisième s'appelle Perrin. Mais réponds pour la voisine !

J'hésitai trois secondes, ouvrant les yeux en grand, à la limite de l'éclat de rire. Elle n'avait pas réalisé ce qu'elle venait de dire. Mais j'en revins à la voisine :

-Je l'ai croisée deux ou trois fois, c'est une assez jolie femme, une blonde, la cinquantaine, c'est ça ?

-Oui, c'est ça. Et bien elle te trouve beau. Elle me l'a dit avant-hier quand je l'ai croisée. Elle t'a vu à plusieurs reprises quand tu passes ici.

-Wow, je suis flatté, ça fait plaisir.

-Mais c'est pas tout ! Elle voudrait ton numéro, ça c'est parce-que t'as tapé dans l'œil de sa fille aussi. Mais je ne le lui ai pas donné, j'ai dit que je ne voulais pas m'immiscer dans ta vie privée, voyez-vous.

-C'est bien, mais elle est mignonne la fille ?

-Ben ouais, sympathique, bien foutue...

-Donne, donne alors, je veux bien faire sa connaissance, interrompis-je.

Je n'allais pas rembarrer une jeune femme qui voulait mon numéro, je suis très flatté, c'est la première fois que je me fais approcher de la sorte, par l'intermédiaire de deux personnes. J'étais excité à l'idée de savoir si elle allait m'appeler quand elle aurait obtenu mon numéro de téléphone. Franchirait-elle le pas ?

Wait and see.

En attendant, Géraldine mangea les trois-quart des noix de cajou. C'était vraiment pas pour moi...

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 05:09

Les choses avançaient avec Aude, notre relation s'installait, pas forcement dans le sens voulu mais ça avançait tout de même: elle commençait à pencher vers une sorte d'autoritarisme affectif, un coup refusant un baiser en me repoussant, un coup le réclamant, deux minutes après, en me plaquant la main sur la nuque et me tirant vers elle brusquement. Bien-sûr, c'est par jeu mais il y a bien des manières de jouer: celle-ci ne me convient pas. Il y a une fois où ça a même ressemblé à une prise de judo. Tout cela concorde avec les "mon bébé: il ya une sorte d’appropriation, j’avais l’impression d’être sa petite chose. Au moment où elle ne disait que "mon bébé", je ne disais rien c’est vrai ; ça m’agaçait mais je pouvais faire avec un temps. Mais là, non. J’ai commencé à l’éviter, à décliner ses demandes de rendez-vous, à prétexter d’autres choses à faire et me réfugier chez Rémi ou aller faire du sport. Après tout, une séance supplémentaire dans le semaine n’a jamais fait de mal à personne.

Finalement, je l’appelai un jour pour la voir le lendemain. La semaine dernière, mardi. Elle était contente de me voir finalement. Moins quand j’ai commencé à parler. Je lui expliquai ce qui n’allait pas à mon sens. Elle ne comprit pas.

  -Je ne vois pas, on est bien ensemble, non ? On s’entend bien, dit-elle.

  -Oui, parce que je ne t’avais rien dit, mais la tournure qu’a prise notre relation ne me conviens pas, répondis-je.

Elle a trouvé ça "chié", pensé qu’on devait se donner une chance, que je devrais essayer d’accepter certaines choses.

Mais je ne veux pas changer mon comportement, je ne veux plus. Changer pour convenir à la personne désirée ? Non. Pas pour moi, plus pour moi. J’ai déjà essayé, ce n’est que reculer l’échéance de la fin.

  -C’est con, t’es lâche Raphaël, conclut elle.

Je contins un sourire.

  -Lâche ? Lâche de mettre fin à une relation qui va dans le mur ? Rétorquai-je. Rend toi compte de ton comportement avec les autres et avec tes petits amis surtout avant de dire ça.

Elle était énervée plus que triste et son incapacité à voir le décalage qui s’était créé entre nous, même après que je lui mis le nez dessus m’irrita aussi. Alors je partis, brusquement.

Je lui dis au revoir en me retournant et partis. Plutôt vite.

Alors voilà. C’est fini.

Même si on l’a voulu, ça fait un vide lorsqu’on se sépare de quelqu’un pour qui on a eu un peu d’affection. Alors je téléphonai à Rémi ; il saurait me remonter, lui.

 

Rémi était en train de boire un verre avec une jeune femme, une nouvelle connaissance. Il m’invita tout de même à les rejoindre pourvu que ce soit rapide car il comptait tout de même passer le reste de la soirée sans moi, en tête à tête avec sa, peut-être, future conquête. J’arrivai à la terrasse du bar où il se trouvait et il me présenta Sabrina. Une jolie grande femme. Elle se leva pour me saluer, elle est aussi grande que Rémi et presque autant que moi. Je pense que Rémi apprécie autant que moi j’aurais apprécié de me retrouver avec une femme aussi grande que moi.

Comme promis, je ne restai pas longtemps. Juste le temps de prendre un café et de marcher cinq minutes avec eux. Je les quittai en leur souhaitant une bonne soirée. Je pense qu’elle le sera. La mienne le fut aussi, dans le genre soirée DVD. J’en ai profité pour revoir La Règle Du Jeu. Une leçon ce film.

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 18:12

Les premiers mois d'une relation qui marche bien sont assez exclusifs. C'est un moment où on laisse un peu tomber ses amis. Des amis qui ne vous en veulent pas, ils comprennent.

Finalement, j'ai vu Géraldine et Rémi la semaine dernière; une terrasse aux dernières heures du jour. Ça m'a fait plaisir, ça devenait rare. On a rit en se racontant les conneries habituelles, en se foutant de la gueule des autres. Belle activité.

Et nous nous sommes revu ce week-end. J'étais avec Agnès. Nous nous sommes tous retrouvé vers Opéra, prendre un verre et nous promener. Ce n'est pas mon quartier préféré mais Rémi y était et il aime bien, lui. J'ai papoté avec lui, et Agnès est un peu restée avec Géraldine. Elles discutaient aussi. Tant mieux, je préfère qu'elles s'entendent même si on ne peut pas dire au premiers contacts...

Mais là n'est pas le problème. Mardi, je suis allé retrouver Géraldine à la sortie de son travail, comme je le fais de temps en temps. Nous avons pris un café, enfin... moi j'ai pris un café et elle un monaco.

-Ça va ? La belle vie ? Lança t-elle à un moment.

-Oui, plutôt bien, répondis-je. Je ne me plains pas.

-Ça a l'air, vous avez l'air bien tous les deux. Je ne t'avais pas vu aussi accro depuis... elle s'interrompit, je voyais de quoi elle parlait. Depuis douze ans.

-Oh si, ça m'est arrivé une ou deux fois tout de même.

Le garçon nous servit les boissons. Je bus trois gorgées d'eau, du verre qui était servi avec le café. Il y en a qui savent bien faire, tout de même.

-Vous vous mariez quand alors ? reprit-elle.

Je déglutis ma dernière gorgée d'eau pour ne pas la recracher et pouvoir sourire largement. A la limite du rire.

-Tu rigoles ! Tu m'as vu ?

-Bah, c'est ce que m'a dit Agnès. Que vous en avez parlé.

Si je ne m'appelais pas Raphaël j'aurais dit " c'est le pompon ". Mais je m'appelle Raphaël :

-C'est quoi ces conneries ?! demandai-je, interloqué. Tu plaisantes ?

-Non, elle m'en a parlé dimanche quand on s'est vu, tu sais...

-Oh, pourquoi elle dit ça ? Elle est conne... je suis pas fermé mais au bout de trois mois, non, ça le fait pas.

Merde. Voilà l'autre qui fait la mytho maintenant. Je fais quoi maintenant ?

J'ai trouvé Géraldine indulgente, elle m'a dit de réfléchir. Ça ne m'empêche pas de dormir mais je réfléchis. Et tout ça ne m'incite pas à continuer.

Je n'ai pas revu Agnès encore. Je ne sais pas ce que je vais lui dire.

 


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