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  • : Le blog de Raphaël Conforti
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  • : Je vous propose un blog sur ma pomme. A croquer.
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  • Raphaël Conforti
  • Célibataire et donc sur le marché, la question se pose: Suis-je encore potable ? Je tente de trouver des réponses...
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En chanson

Vous aurez noté que j'ai châpeauté certains de mes billets de titres de chansons.
Montrez-moi votre culture musicale en me nommant les interprètes !
Je vous y aide, les titres concernés sont suivi d'un astérique...

Punaise, je me "cuculise", mais il fallait bien que je le dise ! Personne n'avait relevé ce détail !
Mon prochain blog sera un blog de fan de Cloclo. Ou alors sur le crochet. Ca marche bien les blogs sur le crochet...

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 08:00

 

A.Celentano. Dormi Amore...

Ça fait un certain temps que ça me trottait dans la tête.
Je fais du sport depuis l’enfance, de l’athlétisme et de la course à pieds depuis l’adolescence jusqu’à aujourd’hui. Mais à chaque décennie j’ai une envie de changement. Avant la vingtaine je m’étais mis au triathlon. A cette époque ce n’était pas aussi commun et j’ai pu m’aligner avec quelques pionniers de la discipline. Wow. Je ne vous dirais pas que j’ai rivalisé avec eu, ça se serait su. Je me suis bien défoulé durant ces cinq saisons, j’en avais peut-être besoin.
A l’approche de la trentaine, j’ai cherché un art martial qui me conviendrai. Beauté du geste et efficacité des frappes, je me fixai sur le kung-fu. Je n’avais pas théorisé la chose mais je crois que j’avais besoin de me défouler. J’étais très content durant ces trois années. J’apprenais de nouvelles choses avec mon corps.
Après un défi que je m’étais lancé à moi même, je me reconsacrai exclusivement à la course à pieds pour retrouver mes chronos d’antan sur les routes. J'y suis parvenu.
Depuis trois ans maintenant, j’ai envie de faire de la boxe. Envie d’enfiler des gants et taper fort. Dans un sac, un sparing partner. J’ai souvenir d’un copain d’entrainement qui en faisait parallèlement à la course à pied il y a une quinzaine d’années. Ça me semblait attrayant.

Alors quand Maxtine m’a proposé, cet été, d’en faire ensemble je n’ai pas refusé ! Maxtine est une collègue. Elle a vingt ans et est excessivement féminine même quand elle est en jeans-baskets. Elle est brune, s’habille toujours en noir, se maquille de noir,en assombrissant ses paupières, réminiscence, j’imagine, d’une adolescence gothique ou simplement par coquetterie mais elle n’y pourra rien : elle est lumineuse.
 -J’ai envie de faire de la boxe, me dit-elle au cours d’une conversation. Nous parlions sport en zappant sur des chaines sportives. L'avantage de bosser à la télé, c'est qu'elle est toujours allumée et personne n'a rien à y dire.
 -C’est marrant moi aussi, j’y réfléchis depuis quelques temps, répondis-je.
 -On a qu’à en faire ensemble !
 -C’est une idée, oui. Ça devrait me motiver !
Une idée motivante, irrésistible...

 

Un autre point de vue

 


(Photo : Adriano Celentano, Dormi Amore -La situazione non è buona- by Titia)


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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 08:40

 

                                       Mode SMS :

 

Dimanche 17

 

dim. 13.39. Raphaël

Bonjour:-)

J'ai été content de papoter avec toi et faire ta connaissance avant-hier.

Bon dimanche.

 

dim. 14.54. Nicole

Bonjour Raphaël oui cetait sympathique merci et bonne journée

 

dim. 20.17. Raphaël

Dis... tu aimes les glaces ?

 

dim. 20.30. Nicole

Oui j'aime bien toi aussi ?

 

dim. 20.33. Raphaël

Oui, je t'emmènerai chez un super glacier ! De renommée internationale !

 

dim. 22.31. Nicole

Daccord super, bonne soirée

 

 

Lundi 18

 

lun. 10.50. Raphaël

En attendant la glace, on prend un verre demain ?

 

Mardi 19

 

mar. 20.17. Nicole

On devait pas prendre un verre ? Où ça quand ?

 

mar. 20.26. Raphaël

VTF

 

mar. 20.29. Nicole

Quoi ?

 

mar. 20.26. Raphaël

Reviens l'année prochaine...

 


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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 02:22

 

Je n'avais pas prévu de revoir Florence mais quand elle me rappela je n'eus pas le cœur à lui dire que je passais à autre chose, et puis j'avais envie de revoir son corps au moins une fois.

Nous nous vîmes directement chez elle et nous bûmes finalement ce verre. Son visage n'avais pas changé : sans charme, une petite bouche qui découvrait, quand elle souriait, une incisive supérieure recouvrant la canine voisine. Mais elle mettait en valeur son frêle corps avec des vêtements pas trop amples, juste comme il faut. Cette fois ci elle portait un pull moins près du corps. Toujours un col en V mais plus lâche. Quand elle se penchait, je pouvais voir un peu plus sans que ce soit indécent. Juste de quoi donner envie de lui sauter dessus. Je me rendais compte qu'elle m’excitait terriblement.

Comme la dernière fois, il y avait beaucoup de tendresse quand nous fîmes l'amour. Dans mon esprit, il n'était toujours pas question d'amour, d'engagement, mais nous faisions comme si nous nous aimions. Les gestes, les regards, les caresses. Cela me gêna quand j'y repensai en partant de chez elle.

Je ne pense pas que nous nous reverrons.

 


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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 00:05

Ce qui m'a tout de suite plu chez Florence, ce sont ses petits seins. Nous nous étions rencontrés dans un bar du Marais après avoir échangé en ligne sur un site de rencontre que je fréquentais pour mieux me remettre de l'après Marta. Elle m'attendait et s'était levée pour m'accueillir. De taille moyenne, un mètre soixante ou soixante-cinq, très fine, certains auraient dit maigre, blonde, pas un visage extrêmement joli mais il se laissait regarder.

Ce qui m'a tout de suite plu chez Florence, ce sont ses petits seins. Il n'y a que des petits seins comme ça qui permettent un décolleté aussi audacieux. C'était un pull gris, près du corps et une sorte de col en V très large dont la pointe descendait très bas, largement sous la poitrine ce qui laissait voir un maximum de peau. Elle ne portait évidemment pas de soutien-gorge, il n'y a que des petits seins comme ça qui permettent...

C'est elle qui se fit reconnaître en se levant. Je ne connaissais pas son visage ; sur son profil elle avait mis un autoportrait, le fameux autoportrait dans le miroir, appareil reflex collé sur le nez. J'étais curieux de la découvrir car elle avait l'air bien faite et nous nous étions bien entendu en ligne.

Elle n'est pas disgracieuse mais elle avait bien vécu ses 39 ans, pensai-je.

Nous parlâmes entre autres du pourquoi de notre présence sur le site où nous nous étions rencontrés et il m'a semblé vite évident que nous nous entendrions : pas d'histoire, pas de lien à créer, nous pourrions nous revoir par la suite mais sans nous forcer à construire quoi que ce soit. Enfin, c'est ce que je traduisis de notre conversation tout en sous-entendus.

Nous bûmes du vin et mangeâmes une " tartine " : une tranche de pain de campagne légèrement toastée accompagnée de charcuterie, d'un crottin de chèvre et de salade un peu assaisonnée bien trop cher pour ce que c'est parce que, voyez-vous, nous sommes dans un bar du Marais ; ça se mérite.

Nous partîmes vite pour nous retrouver chez elle, pas très loin. Elle m'avait invité prendre un verre. Classique. Son reflex numérique trônait sur un bureau dans un coin de son studio. A côté, un PC portable, un tas de planches contact et un autre reflex, argentique celui-là, qui me rappelaient qu'elle m'avait dit qu'elle était photographe. A l'opposé, un futon convertible déplié. Je l'embrassai avant que nous nous y soyons assis.

Nous continuâmes à nous embrasser en nous déshabillant mutuellement, en nous caressant. Je découvris peu à peu le corps que j'avais deviné. Tout cela était très tendre, d'autant plus que je faisais très attention à son petit corps très fin. Quand nous fûmes entièrement nus je la pris fermement contre moi et nous nous serrâmes l'un contre l'autre. Je voulais sentir sa peau sur la mienne. Toute sa peau. Quand l'excitation arriva à son comble, je la mis sur le dos et la pénétrai. Elle frémit, j'exhalai.

Tout devenait de plus en plus intense. J'allais et venais de plus en plus fort, je ne sais pas comment nous nous sommes retrouvés en position du lotus. Là, l'étreinte se fit plus puissante : elle me serra autant qu'elle put à ce qui m'a semblé, en posant sa tête contre ma poitrine. Je la serrai fort aussi, puis me retins en sentant qu'elle respirait moins bien. Faudrait pas qu'elle me lâche...

Nous repassâmes à une position plus classique avec une facilité que j'avais rarement expérimenté, elle est si légère, c'est si bon.

Au delà du cul, il y avait beaucoup de tendresse dans nos gestes, dans notre union. Je me suis senti bien.

Nous dormîmes plutôt bien ensuite, nous sommes réveillés pour faire l'amour encore une fois vers trois heures.

Je me levai le matin pour acheter des croissants et une baguette et nous prîmes un petit-déjeuner, comme j'aime. Je ne partis pas trop tard tout de même, j'avais " des choses à faire ".

Je réalisai en prenant le métro que nous n'avions pas pris le verre qu'elle m'avait proposé. Je ne sais vraiment pas pourquoi je pense à ça.

 

 

Laisse moi dormir

Du fond du cœur
Dans la longueur
De ton lit de bois
Encore une heure
Encore une fois


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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 23:05

 

Je marchais dans le métro parisien et j'ai réalisé une chose. Je ne sais pas, je ne me souviens pas si j'ai déjà eu une émotion en visitant un musée. Est-ce qu'une peinture, une sculpture m'a déjà ému ? Je ne crois pas. En étudiant (un peu) l'histoire de l'art il y a quelques années, je n'ai pas vu d'œuvre qui m'ait fait cet effet : ce pourquoi on va les voir parfois. Ça peut me faire réagir, me révolter (du monde qui nous entoure), m'indigner (de la production artistique contemporaine) mais m'émouvoir, non.

Je l'ai réalisé après l'avoir croisée. Elle, qui incarnait la beauté dans ce couloir crasseux. Ce n'était pas du tout par contraste, elle l'aurait été dans tout autre lieu. Le temps s'était arrêté et je pus la détailler. Ses cheveux lisses, mi longs, littéralement de la couleur d'une châtaigne, son visage fin et ses pommettes hautes, et enfin sa bouche, charnue et souriante. Elle passa. C'est là que je me dis qu'outre celle que je venais de croiser certaines femmes ont une beauté émouvante. Elle m'émeuvent au même titre qu'une œuvre d'art. Pas un tableau mais plutôt une musique. Il n'y a que la musique qui me procure une émotion instantanée comme cela. Un visage un regard, une bouche un sourire... D'œuvre picturale point. Je pense être plus sensible à la beauté féminine qu'à une composition de Botticelli.

Pour cela j'aime m'immerger dans la foule d'une avenue parisienne, du parvis de la Défense, d'un centre commercial. Dans un bar, un restaurant, mes yeux vagabondent... même s'il n'y a pas de femme. Car au delà des femmes, il y a la recherche de la beauté dans le quotidien. J'aime l'Humain avant tout.

 


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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 00:11

   J'habite au troisième. Alors je prends l'ascenseur. Je vais au parking, je l'attends. Il arrive. Un homme en imperméable noir et chapeau est déjà dedans.

-Bonjour, dis-je.

-Bonjour, répond-il, vous allez au ?...

Il est prêt à appuyer sur un bouton, celui que je veux.

-Au moins deux, merci, dis-je en souriant.

Il appuie sur le bouton "-2" et l'ascenseur repart. Petite sensation due à l'accélération en descente, pendant la seconde où on se sent plus léger. L'ascenseur descend.

Je ne sais pas si je connais ce type. Il ne me dit pas grand chose mais il a un petit air familier ; un ami ou de la famille d'un voisin, sûrement. Nous continuons à descendre. Un peu sinistre quand même, le gars, avec ses lunettes noires. L'ascenseur descend toujours. Il est impassible, ses lunettes ne laissant rien voir de son expression, parce que moi, je m'inquiète : du troisième au moins deux, ça fait cinq étages et là ça commence à faire un petit bout de temps qu'on y est, dans cet ascenseur. Sommes nous bloqués ? Je tends l'oreille, guette les vibrations. Non, il descend. Toujours.

-Euh, dis-je, on ne devrait pas déjà être arrivé ?

-Je ne sais pas.

Il n'a pas l'air inquiet en disant ça.

-Mais ça devrait s'arrêter tout de même ! Il n'y a pas plus de deux sous-sols ! Continue-je.

-Oui.

-Quoi oui ?

-Que voulez vous que je vous dise ? On descend, on descend.

-Mais c'est pas possible ! m'écrie-je.

L'ascenseur file toujours vers le bas. Je poursuis :

-Il y a autant de sous-sols que ça ?

-On dirait.

Lui n'a pas l'air plus surpris que ça.

-Et ça ne vous embête pas ? Vous n'avez pas de rendez-vous ?

-Si, j'y vais.

Merde, ça s'éclaircit. D'autant plus qu'il enlève ses lunettes. J'aurais du m'en rendre compte avant : c'est lui.

-T'aurais pu me demander quand même, lancé-je, m'inviter normalement !

-Tu serais venu peut-être ?

L'ascenseur file vers les profondeurs de la Terre. Il fait chaud. Je réponds :

-Peut-être pas, c'est vrai. Mais pourquoi tu m'embarques ? Je suis mort ?

-Non, je ne suis pas La Mort. Je viens toujours pour la même chose, ce n'est pas réglé. Alors, je voudrais te faire visiter ma demeure, mon chez moi. Tu sais, ça fait partie du deal, ça te sera ouvert autant que tu veux.

-Oui mais c'est un sacré voyage, ça fait combien de temps là ?

-Mais nous ne sommes qu'en ascenseur ! Il existe d'autres moyens et... je suis le Diable ! Je me dématérialise, je vais, je viens... où je veux ! Il claque des doigts pour me signifier l'instantanéité de la chose. Je demande alors :

-Ah ! Moi aussi ? C'est dans le deal ?

-Ah non, pardon. Tu es humain, humain tu resteras. Tu auras un engin rapide avec pilote à disposition.

-Il fait super chaud, je ne vais pas cramer en bas ?

-Non, on s'occupe de tout. Normalement non.

C'est interminable. Nous descendons toujours, il doit faire aussi chaud que dans un sauna. Je suis confus,l'autre qui insiste, je sue, ça me réveille.


Je suis en sueur dans mon lit. Je vais baisser le radiateur, il doit être mal reglé.

Note pour plus tard : ne pas lire du Buzzati avant de dormir.

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 21:47

Me voilà revenu.

Je suis parti dix jours. Parti me reposer, me ressourcer. Voir ma famille dans la ville natale de mes parents, dans le Sud de l'Italie. J'y suis allé souvent et j'aime y retourner. Cette ville a une odeur particulière. Une odeur de village entouré de figuiers, d'amandiers et de vigne. Là-bas je prends le temps de vivre. Encore plus qu'ici. Je me promène sous le soleil, j'entre dans un bar prendre un café au comptoir, je ressors voir le soleil et rejoindre un autre bar pour prendre une glace. Quand je ressors du bar, toujours cette odeur, l'odeur du village que cette ville était il y a cent ans et qui persiste parce que ce n'est pas une si grande ville finalement. Vingt-six mille habitants mais si un vieux me demande mon nom, il saura qui est mon père et mon grand-père. Je me sens bien quand je suis là, je me sens chez moi même si chez moi c'est Paris. C'est ça les endroits où l'on a ses racines, un deuxième chez soi.

Je n'ai donc rien fait d'autre que me faire nourrir, rendre des visites aux membres de ma famille, sortir avec des amis. Je ne suis sorti avec aucune femme. Je me sentirais piégé là bas, sachant que ce serait une histoire qui n'irait pas plus loin que le jour de mon départ, je ne veux pas m'afficher avec une femme de la ville dont un membre de la famille connaitrait à coup sûr quelqu'un de la mienne. Ça se saurait vite partout, j'aurais à me justifier et on me demanderait quand je me marierais. Non. Ici je reste tranquille. Mais mince ! Elle sont belles ! C'est difficile.

Je suis revenu maintenant et je suis passé à La Défense. C'est pas nouveau me direz vous. Non, mais vous savez que j'aime bien y transiter. Et puis je me suis ré-immergé dans la faune parisienne, où les gens ne se regardent pas, où l'on n'est pas jugé, ou si peu. A ce propos, j'ai croisé une jeune fille qui avait les cheveux longs avec une mèche qui lui tombait sur l'œil gauche. Qui lui cachait même complêtement l'oeil. Ça fait un look: elle frimait la petite avec son style " je sors d'un manga ". On en croise parfois des comme ça, mais je me pose toujours une question : ce n'est pas gênant de ne pas avoir une vision stéréoscopique ? D'être borgne finalement ?

Il m'est arrivé autre chose cet après midi. Mais je vous le dirai la prochaine fois.


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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 00:40

Vendredi, une nouvelle collègue est arrivée. Elle était en formation histoire de se familiariser avec les lieux et le mode de fonctionnement du poste. Nouvelle et donc un peu intimidée.

Ce n'est pas le genre de femme qui m'attire de premier abord : garçonne avec son cuir par dessus un T-shirt noir informe, des cheveux courts. Son visage assez marqué pour son âge, la trentaine, est féminin, quand on y regarde bien, mais une chose ne trompait pas : son jean moulant qui soulignait ses fesses parfaites. Bien faite Anne en fait.

Malgré cela, ce n'est pas une femme que je draguerais. Son allure générale ne me conviens pas. Malgré ce que disent certains, je ne saute pas sur tout ce qui bouge !

Un moment dans la journée, elle sortit fumer une cigarette. C'est à son retour, quand elle s'approcha de moi pour me poser une question que j'ai senti un élan irrésistible qui m'attira vers elle. Cette odeur de monoï mêlé à la clope m'a donner envie de l'embrasser, au moins dans le cou. Comme ça.

C'est la première fois qu'une odeur ou une combinaison d'odeur, plus qu'un parfum me fait cet effet. D'habitude, un parfum éveille des souvenirs olfactifs mais là, rien de tout ça. Pourtant je n'aime pas la cigarette. J'aime bien le monoï mais pas la cigarette. Je ne sais pas d'où ça vient...

 


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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 12:28

Hier, en prenant le tramway pour aller bosser, j'ai rencontré Fleur. Je m'apprêtais à descendre les escaliers et elle montait. Nous nous arrêtâmes et nous dîmes bonjour. Deux baisers sur les joues. Ça m'a fait plaisir, des souvenirs...

Fleur est une jeune femme que j'ai rencontré il y a deux ans. Et si vous regardez ma petite présentation (cf. "t'es qui toi ?" à gauche), il y a deux ans était une époque charnière. Elle avait vingt-et-un ans et nous avons vécu une belle histoire de quelques mois. Passion pour ma part, elle, je ne sais pas car elle ne m'a jamais fait part des ses sentiments. Comme elle ne m'a jamais fait faux bond durant ce temps, j'imaginais que c'était réciproque mais j'ai toujours eu un doute. C'était la première fois que je sortais avec une fille de quinze ans de moins que moi et je pensais qu'elle était avec moi pour l'expérience. J'avais en partie raison mais je l'aimais.

Je mis tout de même fin à notre histoire car je pensais, et pense toujours, qu'une femme qui s'engage à vingt ans finit toujours par partir, cinq à dix ans après, réalisant qu'elle aura raté les opportunités qu'offrent les jeunes années, la vingtaine. Mon expérience personnelle (J'ai connu Grand-Amour alors qu'elle avait vingt ans et est partie à vingt-neuf) et ce que je constate dans mon entourage me le confirment. J'ai arrêté pour que le mal soit moindre.

J'ai regretté, j'ai voulu faire marche arrière, elle non.

J'ai ruminé quelque temps et écris quelques mots.

Hier, elle a refusé de prendre un verre avec moi. Mais là, je m'en fous.

 

                        __________________________


J'ai rencontré Fleur au début de l'été. Ça a duré trois mois. Un été. Elle est belle, je ne pouvais m'en passer. Maintenant c'est terminé, ça a duré un été.

On sortait. Elle portait toujours des hauts qui me laissaient voir ses épaules. J'ai toujours vu ses épaules quand j'étais avec elle. Elle est belle. Elle portait des sandales en cuir, des tongs, des birkenstock. C'était un bel été, j'ai toujours vu ses pieds. Je ne les reverrai plus, je ne reverrai plus Fleur.

Comment est-elle en hiver ? Je l'ai aimé dénudée, pendant ces journées et ces soirées où elle ne portait que des petits hauts en lycra, un pantalon souvent moulant et ses sandales. Elle est sexy, Fleur.

Comment est-elle en hiver ? Un top en lycra ? Des sandales ? Non. Même si elle n'est pas frileuse. Une veste sur le top ? Un manteau ? Et s'il fait très froid ? Un gros pull à col roulé, jeans, grosses godasses ? Avec un trench-coat? Sexy ? Une jupe avec des collants et des bottes ?

Elle sera belle. Pas avec moi. Elle est partie. Je ne verrai pas Fleur en hiver. J'ai qu'à pas être con.

 


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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 02:19

Je suis à Paris, sur le boulevard Saint-Germain je crois. Il y a des vitrines de fringues, de chaussures, mais quand je vois ce disquaire avec tous ces vinyles exposés sur le trottoir, j'entre. Je me dis que je pourrais trouver ce que je cherche. Je fouille dans les bacs puis demande à un vendeur.

-Bonjour, je cherche un disque de jazz-fusion de 1976, un George Duke, mais je ne me souviens plus du titre...

Il m'a bien aidé, j'ai trouvé ce que je voulais, et plus ! J'ai mon disque vinyle et un autre, en vinyle aussi.

Je m'assois sur un banc pour les déballer et lire tous les titres que je pourrai écouter, je suis content.

Plus loin devant moi, un cortège de voitures de police, des vans, de police aussi, arrivent en trombe et s'arrêtent. La scène paraît ralentie mais les gestes sont précipités, un bataillon entier sort des véhicules. Pendant qu'un groupe commence à déployer des rubans il a un flic qui cours vers moi en faisant signe. Juste le temps d'apercevoir le gros sac à côté de moi, il explose. Je crois que c'était une grosse explosion.


Deux tours de serrure, j'ouvre la porte de chez moi. Le studio mansardé est bien éclairé par les deux vélux, Agnès est assise dans un fauteuil sous l'un d'eux. Elle lit un livre avec un bloc note sur les genoux, stylo à la main. Son chat est couché à côté d'elle par terre. Ça me gonfle qu'elle amène son chat, il va me foutre plein de poils partout, mais bon... j'entre et m'approche d'elle.

-Je t'attendais plus tard, dit-elle sans lever la tête. Qu'est-ce qu'il t'arrive ?

-J'ai fini tôt, à trois heures.

Ça doit être à cause du ton, monocorde, que j'avais employé : elle lève la tête

-C'est vrai, t'as des horaire cool. Qu'est ce qu'il t'arrive ? dit-elle en me prenant la main. Tu trembles...

Oui tiens, je tremble

-Je ne sais pas, répondè-je.

J'ai du mal à trouver me mots :

-J'étais assis, puis... mes tympans ont éclaté, mon dos s'est déchiré, mes yeux ont brûlé...

-Je comprends pas, rétorque t'elle. Puis amusée: tu te portes plutôt pas mal après ça !

Pfff, j'en peux plus. Je m'écroule dans l'autre fauteuil plus loin.

-Je comprends pas non plus... l'instant d'après, j'étais assis sur le banc et rien ! C'est comme si il ne s'était rien passé mais j'y étais ! Mon cœur s'était arrêté et là il battait à deux-cents, et j'avais chaud la vache ! Et puis j'avais acheté deux vinyles et regarde, j'ai un vinyle et deux CD !

Là Agnès me gonfle :

-Oui, au paradis y'a pas de vinyle ! Tu as fait un cauchemar ou quelque chose comme ça, t'es surmené, non ? Tu prends des trucs en ce moment ?

-Arrête de déconner ! Je sais ce qu'il m'est arrivé ! Je crois qu'une bombe a explosé sous moi ! Je dors pas sur les bancs publics tout de même !

-Et comment t'expliques que tu sois entier, gros malin ? T'es pas mort ? Ou alors je le suis aussi mais j'ai rien senti !

Je me lève en me désignant.

-Mais j'ai cru mourir ! Je sais ce que ça fait mais je n'ai aucune marque... je ne sais pas comment t'expliquer ça !

-Bah justement, je vois pas de séquelle, t'as tes deux bras. Repose toi, t'es surmené, tu oublieras, conclut-elle.


Je me réveille. Agnès est dans le coin cuisine, habillée, prête à sortir. Elle doit être en train de mettre son bol dans l'évier. Elle vient me retrouver, dans mon lit pliable style futon à l'autre bout du studio. Elle m'embrasse.

-Au revoir, dit-elle.

-Au revoir. T'es du matin toi ?

-Oui, service du matin, comme d'habitude le vendredi, répond-elle.

-Quoi ? On est vendredi ? Arrête, on est samedi Agnès ! Hier on était vendredi...

Agnès prend son sac et sort. Avant de claquer la porte, elle dit :

-J'en suis sûre, vendredi. Promis !

-Au revoir quand même.

Bon, il n'y a plus qu'a me lever. Je vais me faire mon petit-déjeuner. Là le chat monte sur le lit et s'assoit sur mes cuisses. Il n'y a personne d'autre à qui parler, alors :

-Je te jure Chachat, hier c'était marqué " vendredi 10 " sur l'horloge du boulot. Et le planning aussi...

Je me lève, le chat, bousculé, se sauve. Il fait chaud, je reste en boxer pour prendre mon petit-déjeuner.

Côté cuisine, sur la table sous un vélux, un bol est déjà posé. Je me verse du lait chaud sur du cacao en poudre. Je m'assois devant mon bol et prépare mes tartines. Beurre salé confiture d'abricot.

Le chat monte sur la table et s'assoit aussi. Eh je te permet pas toi ! Dis-je mentalement. T'es pas chez toi ! Déjà sur le pieu c'est limite...

Là, je suis sur le cul, il m'adresse la parole :

-Tu as de la chance d'avoir pu passer. Comment as-tu fait ?

Je recule d'un coup : le frayeur de ma vie (oui, hier je n'ai pas eu le temps de me rendre compte). Bouche bée, je m'arrête de tartiner. Je fixe ce chat. Il reprend :

-Oui, tu as passé une frontière sans autorisation, qu'est-ce qui t'étonne ?

Que dire...

-Moi ? Rien du tout. Mais tu parles ! Tu voudrais que je ne sois pas étonné ? Et qu'est-ce que tu racontes ?

-C'est comme ça, et c'est moi qui ai des questions à poser. Comment es-tu passé ? Continue-t'il.

-Passé quoi ?

-Tu ne le sais pas ? Tu te fous de ma gueule, on passe des frontières comme ça et on s'aperçoit de rien ?! Ça coute cher...

Je ne sais pas quelle tête je peux avoir là mais je trempe compulsivement ma tartine et en croque une bouchée en fixant le chat.

Lui continue :

-Mmh... tu as changé de monde. Tu es dans un monde dans lequel il n'y a pas eu de bombe, dans lequel nous sommes vendredi et dans lequel tu as acheté deux CD au lieu de deux vinyles. C'est ce qu'on a répertorié comme détails changés. Et enfin tu es dans un monde dans lequel tu n'es pas mort. C'est un abus ! Tu n'as pas le droit de changer de monde comme ça sans autorisation.

-Mais je ne sais même pas ce qui m'arrive !...

-Dans l’univers, il y a une infinité de mondes qui coexistent en parallèle et personne ne peut franchir les barrières comme ça... Moi je suis une " entité douanière ", je contrôle... et je dois savoir où est passé le Raphaël Conforti du monde C.23.4521, en gros…

Je me passe la main dans les cheveux.

-J'ai pas compris.

-Si, Une infinité de mondes, dans une infinité de dimensions, avec une infinité de possibilités, de combinaisons. Après enquête, j’ai répertorié un monde où tu joues au golf. Et un dans lequel tu es un meurtrier anthropophage recherché par la police. Là, tu as de la chance, ce ne sont que quelques détails qui changent. Ça aurait pu être pire...

Je me lève pour regarder à la fenêtre.

-Ouais, j'ai de la chance...

-Oui, sans contrôle et sans être aidé tu as réussi à tomber là où il n’y à que quelques détails qui changent. Un truc aussi précis n'arrive pas en temps normal. Normalement, on fait ça devant des choix difficiles, les responsabilités, la politique... Et hop! Nous, on arrive avec un pacte et les problèmes sont gommés. Toi tu n’as rien demandé.

-Comment ça se fait ?

-La bombe ? Il faut vérifier, ça va être un problème, c’est la première fois que je vois ça.

Je me rassois, je bois un peu de mon lait, mange un bout de tartine. Le stress retombe. Je crois entrevoir où je vais, à qui j'ai à faire :

-Qu'est-ce que tu glandes en chat toi ?

-J'ai rien trouvé d'autre. Je suis arrivé au bout de ma dépouille précédente. Il n'y avait qu'un chat ici et je te signale que tu ne m'as pas donné l'autorisation d'utiliser ton apparence. Alors: le chat.

Il commence à me faire rire lui. La totale maitrise du feu mais il me court derrière pour avoir ma peau, enfin...façon de parler...

-Oui, ben je ne suis pas là pour ça aujourd'hui. Il faudrait que tu réintègres ton monde habituel, si tu le souhaites...

-Mais dans mon monde habituel je suis crevé. Et ici je pourrais avoir de mauvaises surprises. Il y a un intermédiaire ? Comment on peut faire ?

Je trempe une tartine et mange une bouchée.

-Facile, tu signes un pacte, répond Lulu (on est familier maintenant). On signe un pacte et on s’arrange: tu traverses la rue et on y fait passer un autobus en même temps...

Si tu signes, je pourrais te demander deux ou trois choses en contrepartie. Tu saisis ?

-Tu abuses, tu es en position de force pour marchander. Ça fait mal ?

-Bof, comme hier

-Ah, quand même.

-C'est la vie

-C'est la mort tu veux dire.

-Bon ! Décide toi ! S'impatiente-il. Comme avant, avec la bombe? Sans ? Autre chose ? Vas-y puisque je suis là.

-Bien... comme avant, sans la bombe bien sûr.

-Bien sûr, je note.

-Et... avec Chantal.

-Chantal ET Agnès ?

-Non Chantal seule.

-D'accord. Il y a un papier dans le tiroir. Tu le prends et tu signes... Avec ton sang...

J'ouvre alors le tiroir de la table au dessous de mes genoux, j'y prends un papier blanc avec un signe étrange en entête. Je le pose à côté du bol sur le miettes de pain. Avec le couteau qui m'avait servi pour mes tartines, je m'entaille légèrement l'index droit et signe.

Je n'avais jamais vu de chat satisfait comme ça :

-Voilà, c'est vendu !


Je me suis réveillé en sueur, il faisait chaud samedi dernier. Il pouvait pas s'interrompre avant terme ce rêve, comme les autres ? Fait chier. Je vérifiai que c'était bien Agnès à côté de moi. Oui, c'est bon. J'ai vraiment signé ?

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Published by Raphaël Conforti - dans Ma pomme
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