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  • : Le blog de Raphaël Conforti
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T'es Qui Toi ?

  • Raphaël Conforti
  • Célibataire et donc sur le marché, la question se pose: Suis-je encore potable ? Je tente de trouver des réponses...
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En chanson

Vous aurez noté que j'ai châpeauté certains de mes billets de titres de chansons.
Montrez-moi votre culture musicale en me nommant les interprètes !
Je vous y aide, les titres concernés sont suivi d'un astérique...

Punaise, je me "cuculise", mais il fallait bien que je le dise ! Personne n'avait relevé ce détail !
Mon prochain blog sera un blog de fan de Cloclo. Ou alors sur le crochet. Ca marche bien les blogs sur le crochet...

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 11:37

Depuis que j'ai commencé ce blog, vous pensez qu'aucune femme ne me résiste. Mais ce n'est pas vrai. Je vous dois la vérité, Raphaël doit être démystifié : Je ne vous raconte pas tout. Je ne vous parle que des histoires conclues, celles qui ont marché, ne fut-ce qu'une nuit. Ou un jour, restons urbain.


Par exemple, je ne vous ai pas raconté la fois ou j'ai croisé une des plus belles femmes qui m'ait été donné de voir (là, Rémi dirait que je vois ce genre de femmes chaque jour...). C'était à La Feria, un bar du quinzième arrondissement. Un des meilleurs petits bars tranquilles de Paris. Je me demandais même ce qu'elle faisait là. Moi, j'attendais Georges pour prendre un verre et papoter.

Elle avait commandé un verre de vin espagnol. Je lui souris, elle me répondit de la même manière. J'avais commandé la même chose car j'avais dans l'idée de trinquer avec elle et que trinquer avec une pinte dans ces conditions, ça ne le fait pas. Je levai donc mon verre dans sa direction (je m'étais installé au bar, à un tabouret d'elle) en souriant et en lui disant bonjour. Elle leva aussi son verre en me rendant mon sourire. Quel beau sourire ! Juste appuyé d'un rouge à lèvres carmin qui mettait en valeur son visage fin et pâle entouré de cheveux noir.

Je me sentais en confiance et attaquai :

-J'aime beaucoup ce bar, on y fait de belles rencontres.

-Ah oui ? Répondit-elle.

-Oui, vous êtes très jolie.

Elle ne me laissa pas continuer mon petit jeu, elle conclut:

-Mais je suis mariée et j'attends des amis...

-Tant pis, rétorquai-je, je voulais vous le dire tout de même.

-Merci, dit elle, tout de même touchée par le compliment.

Échec. Je me donnai une contenance, finis mon verre, payai et partis en saluant la belle et le barman. Dehors, je téléphonai vite à Georges pour lui donner rendez-vous dans un autre bar.

Voilà... ça arrive...

 


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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 02:58

-Vous êtes belle.

Je la regardais droit dans les yeux, qu'elle baissa en entendant cela.

Que voulez vous que je dise après l'avoir abordée ? " Vous habitez chez vos parents " ? Non.

Elle était sorti de chez un opticien quand je l'avais remarquée et je ne pouvais pas la laisser partir sans lui avoir adressé la parole. Au moment ou elle me croisait, je lui dis :

-Vos lunettes vous vont très bien.

Elle s'arrêta net, surprise. Je repris :

-C'est vos nouvelles ?

-Oui, répondit-elle. Elle sourit, ça confirmait son choix.

-J'ai de la chance, si vous m'aviez répondu non, ce que j'ai dit aurait paru incongru.

-Oui, on va dire ça.

Je continuai :

-C'est que... Je marquai une pause et repris :

-Vous êtes belle.

Je la regardais droit dans les yeux, qu'elle baissa en entendant cela.

-Merci

Comme je n'avais pas prévu cette rencontre et que je ne connaissais pas cette jeune personne, il fallut que j'improvise, donc c'est un peu con forcement :

-Je n'ai pas mes lunettes, vous ne pouvez pas juger ce qu'il en est pour moi. Mais je me rattraperai, promis.

-Ah parce que vous pensez qu'on se reverra ? opposa t-elle.

-Je ne sais pas, il faudrait faire connaissance. Alors si vous avez quelques minutes... vous voulez un café ?

-Non, merci. Marchons. On va par là ?

-D'accord.

Nous sortîmes des quatre-temps et continuâmes de marcher sur le parvis de La Défense. Dans le même temps elle avait lancé la conversation.

-Alors, dites moi tout.

-Tout ? Comment vous y allez ! Par où commencer ? Je m'appelle Raphaël. Et vous ?

-Aude.

Aude est très jolie. Brune, les cheveux mi longs, très lisse avec une frange droite. Des yeux bleu, presque gris, comme de l'acier. Assez grande, un mètre soixante-quinze peut-être et apparemment bien faite. Je ne pouvais pas en dire plus, elle portait des vêtement amples.

Ensuite j'ai passé une sorte de gentil interrogatoire: Métier, goûts musicaux, cinématographiques, on a parlé de futilité, un peu philosophé. Nous étions passé au tutoiement en même temps que nous nous étions assis sur un banc, près de la grande sculpure de Miro.

-Tu sors en boite des fois ? Me lança t-elle après un petit silence.

-Bof, ça a dû m'arriver deux ou trois fois dans l'année. J'y suis allé plus souvent il y a quelques années. Mais ma période est terminée et je ne suis pas fan en fait. C'est un truc d'étudiant non ? Et je suis assez mauvais danseur, c'est pour ça aussi, répondis-je en souriant. Elle eut l'air satisfaite de ma réponse. Mais je dois y aller, continuai-je, j'ai quelques trucs à finir.

Ça se passait plutôt bien mais j'avais préféré abréger. Il valait mieux qu'elle pensât que je suis actif et que j'avais des choses prévues plutôt que de rester oisivement avec elle.

-Vous allez où? Repris-je.

-Je prends le train, en bas.

La gare est concomitante à la station de métro et R.E.R toutes souterraines, donc.

-Je vous y accompagne alors.

-D'accord !

En marchant vers la gare nous échangeâmes nos numéros de téléphone. J'étais assez content. Il y avait de quoi. Arrivés devant les portillons d'accès à la gare, nous nous arrêtâmes et m'approchai d'elle pour la saluer. A ce moment là, elle colla ses lèvres sur ma bouche. Un joli baiser. Je le fis durer un peu mais il fallait bien arrêter.

-Au revoir, rentres bien, dis-je.

-Merci, au revoir.

Elle s'éloigna.

Elle est directe, dites donc. Pourquoi ? Je rentrai chez moi. Euphorique

 


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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 01:38

Il s'est passé deux ou trois choses depuis trois semaines. D'abord je n'ai plus eu aucune nouvelle de Carla. J'ai tenté de l'appeler sur son portable, en vain. Enfin, je n'ai pas insisté : j'ai fait deux tentatives et j'ai arrêté là. Ça restera un bon souvenir.

Et puis je me suis fais dragué ! Je faisais les vitrines au centre commercial des quatre temps. Je ne faisais pas vraiment les vitrines, je transite souvent par ces couloirs parce que ce centre se trouve entre chez moi et le métro de La Défense. Là, je m'étais arrêté dans une boutique tout de même, en fin d'après midi. Je n'étais pas trop bien habillé mais j'avais à peu près la même chemise que les vendeurs. Une chemise blanche toute conne, avec un jeans. Une jeune femme m'a prise pour l'un d'eux et est venu me demander des conseils. Je lui répondis en souriant que je n'étais pas vendeur.

-Ah pardon ! Je suis distraite, dit elle en rougissant.

Elle était très jolie mais j'étais préoccupé par autre chose alors je retournai à ma recherche : un T-shirt potable.

Cinq minutes plus tard, elle revint me voir, toujours rougissante, hésitante :

-Excusez moi, je sais que ça ne se fait pas mais je voudrais vous dire... enfin... je voudrais savoir si vous voudriez prendre un café avec moi... je voudrais vous inviter prendre un café. Voilà.

C'est touchant, ça m'a fait quelque chose : c'est la première fois qu'on me drague dans la rue, ou dans un magasin en l'occurrence.

Je n'ai pas réfléchi deux secondes, j'ai accepté.

Elle s'appelle Nadine et c'est une très jolie femme d'un mètre cinquante. Sachant que je fais un mètre quatre-vingt dix, ça fait bizarre. Elle doit avoir dans les vingt huit ans et elle portait un jeans moulant avec un T-shirt court qui laissait voir son ventre absolument plat. Selon des critères d'agence de mannequin, il n'y aurait que la taille qui pécherait. Une plastique parfaite avec des rondeurs où il faut, en taille réduite.

Nous avons parlé de choses et d'autres, fait connaissance. A la fin je lui donnai mon numéro de téléphone mais elle ne me donna pas le sien. Elle voulait que ce soit elle qui appelle, elle qui garde le contrôle, sûrement. D'accord et tant pis si elle n'appelait pas. Je le lui fis comprendre et ça lui fila un coup à sa fierté car elle m'assura aussitôt qu'on se verrait le samedi suivant si j'étais d'accord. Alors d'accord !


Nous nous vîmes donc le samedi suivant. L'après midi.

Entretemps j'avais vu Rémi et je lui parlai de mon aventure.

-T'as du bol toi ! Ça ne m'est jamais arrivé ! Elle est jolie ?

Je la lui décris.

-Un mètre cinquante et bien foutue ? répondit-il, Elle doit pas faire plus que trente-cinq quarante kilos. Ça va le faire au pieu !

C'est fin mais que voulez vous que je réponde ?

-Ouais ! A fond !

C'est vrai: une femme très légère rend les acrobaties préliminaires beaucoup plus faciles et donne donc plus de possibilités.

Le samedi, nous nous sommes donc promenés à Paris, nous avons pris un verre, continué la promenade et nous nous sommes embrassés. Je la taquinai sur son look assez rétro tout de même. Elle portait toujours un T-shirt court qui laissait voir son ventre; c'est très sexy mais fait assez années quatre-vingt. Elle le prit bien, nous avons bien rit.

Au moment de nous séparer, elle me fit part de ses doutes. Elle nous trouve trop dépareillés et ne sent pas à l'aise.

Nous nous quittâmes après un long baiser sur le quai de la station de métro Bastille.

Je n'ai toujours aucune nouvelle à ce jour. Encore un autre bon souvenir...


Je vous ai parlé d'Agnès la dernière fois ? Promis je vous en parle la prochaine fois.

 


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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 23:30

Nous avions rendez-vous dimanche à quatorze heures. J'ai attendu cinq minutes, puis dix. Alors que je commençais à désespérer, je reçu un SMS: "Où es-tu ? Comment es-tu ?" me demanda Galina. Je lui répondis par le même biais, car je n'allais pas tenter un appel sur un numéro à préfixe russe. J'imagine qu'elle s'était fait la même réflexion. Je répondis donc que j'avais une chemise verte sous une veste grise, ça suffit amplement. Oui, je mets du vert. Mais c'est un vert sombre, très joli, qui fait très bien avec ma veste de costume grise.

Nous finîmes par nous retrouver. Et là j'ouvre une parenthèse sur les photos de femmes sur les profils de sites sociaux et de rencontres. Il y a deux catégories : les femmes qui mettent des photos d'elles d'il y a cinq à dix ans et les femmes qui mettent des photos surexposées. Il y a une troisième catégorie mais c'est celle des filles de vingt à vingt-cinq ans qui postent des photos d'elles récentes et au sans trucage : ça compte pas. Galina est de la deuxième catégorie. C'est vrai que ses photos étaient légèrement surexposées mais bon, je m'étais dis que ça pouvait arriver. A la réflexion, je réalise que énormément de profils sont composés de photographies surexposées. Quand je dis surexposées, ça comprend les photos retouchées par lissage, ce qui donne le même effet parce qu'en général c'est mal fait. Mais c'est commode, ça estompe tous défauts de peau, comme les rides, les petites acnés et les vilaines peau.

Galina avait une vilaine peau et quelques rides. Je ne lui reproche pas cela, mais elle l'avait bien caché. De plus elle n'est pas très gracieuse et ses dents abimées qu'on voit bien quand elle sourit finirent d'achever le portrait. Ça fait chier : qu'ai-je donc été faire dans cette galère ?! Il a fallut que je l'invite prendre un verre, je n'allais pas faire demi tour comme ça; ça aurait été vache.

Nous nous installâmes à une terrasse du boulevard des Italiens et nous n'avions pas grand choses à nous dire. J'avais des difficultés à lancer et relancer la conversation. Le manque d'intérêt faisait que c'était difficile.

Au bout d'un coca et d'une heure et demie, je prétextais des choses importantes à faire, sans préciser quoi, ça évite de baratiner.

Le temps n'étant pas trop dégueulasse, assez pourri tout de même mais il ne pleuvait pas et je me sentais pas de rentrer tout de suite, Je me promenai parmi les touristes. Je rejoignis lentement le boulevard Haussman en contournant l'Opéra et finis par descendre à la station Havre-Caumartin pour reprendre le R.E.R et rentrer. Parce que c'est quand même glauque de se balader seul à Paris, ça m'emmerde profondément. Enfin... j'ai préféré être seul plutôt que mal accompagné. Je ne sais pas si elle retentera de me rappeler, Galina. Mais vu l'ambiance, je crois que ça en restera là. Elle avait l'air assez intelligente pour le comprendre.

En arrivant aux portiques d'entrés de la station de métro, je remarquai une femme au guichet. Une belle employée de la R.A.T.P blonde, souriante et disponible car aucun client n'attendait. Voyons voir... j'ai un abonnement, que pourrais-je lui demander ?

J'y allai

-Bonjour, dis-je en m'accoudant au guichet

-Bonjour. Elle souriait aussi, c'est bon signe mais ça pouvait n'être que commercial (mais finalement non, est-on commercial à la R.A.T.P ?)

-Je voudrais un mini plan de Paris s'il vous plait, vous en avez ?

-Oui, attendez un moment, ils sont derrière, répondit-elle.

Elle alla chercher ses petits plans. Les touristes allaient et venaient par deux ou en groupes, parfois seuls. La dernière rame passée laissait sortir sa vague de passagers qui allait déferler dans le quartier, visiter l'Opéra ou rester plantée devant les vitrines des grands magasins fermés le dimanche. Une jeune femme, seule, brune au cheveux longs et lisses passa devant moi en soutenant mon regard. Elle me sourit même. Merde, que faire ? Je réfléchis deux secondes : la fille du guichet n'allait pas sortir tout de suite, alors...

Alors je pris le mini plan.

-Merci, vous avez un très joli sourire, c'est très agréable.

Elle eut l'air touchée par mon compliment. C'est bête, je ne pouvais pas rester.

Et je filai, montai les escaliers trois par trois pour rattraper le jolie brune que je rejoignis enfin sur le trottoir. Pendant ce temps j'avais cogité ce que j'allais dire :

-Pardon... bonjour... vous savez où est le boulevard des Capucines ? Je lui montrai mon mini plan en même temps pour lui faire comprendre que je ne baratinais pas puisque j'avais un plan, alors ! Si elle savait que j'étais allé à l'Olympia, il y a moins d'un mois, boulevard des Capucines...

-No, sorry, me répondit-elle, I don't speak french. (Non, désolée, je ne parle pas français)

-I'm lost and I'm looking for my way, to go to boulevard des Capucines, do you know ? (Je suis perdu et je cherche mon chemin pour aller boulevard des capucines, vous connaissez ? -traduction approximative-)

-Not at all (Pas du tout), elle avait un accent que je ne déterminais pas alors je lui demandai d'où elle était pour l'avoir si joli. Je sais c'est bateau, mais dit avec le sourire ça le fait pas mal. Elle me répondit qu'elle était italienne.

-Italiana ? Possiamo parlare italiano allora ! Di dov'è, lei ? (Italienne ? Nous pouvons parler italien alors ! D'où êtes vous ?) La suite des dialogues étant tout en italien, je met directement la VF.

-De Milan, mais je viens de Londres là, j'y habite depuis dix ans.

Après m'être assuré que je ne la dérangeais pas, nous continuâmes la promenade. Elle me raconta qu'elle s'était installée à Londres où elle avait rencontré un londonien avec qui elle vivait mais il y avait de l'eau dans le gaz et elle s'était barrée faire un tour d'Europe de ses amis, ce qui représente une moitié d'Europe en fait, pour finir par saluer sa mère et certainement se réinstaller dans sa ville natale. Ou Barcelone, elle ne sait pas vraiment encore.

Je l'invitai prendre un café et comme elle accepta, je lui demandai son prénom.

-Carla, répondit-elle.

-Très joli, et en même temps c'est à la mode en ce moment. Connu en tous cas.

Ça la fit rire:

-Oui c'est vrai ! Mais j'y peux rien !

J'arrêtai là la plaisanterie, je ne voulais pas continuer sur les mérites comparés de Sarkozy et Berlusconi. Rien de mieux que de parler politique pour pourrir un plan drague.

Nous continuâmes à papoter en sirotant nos cafés. De café justement, puis des vertus comparés des hommes anglais, français et italiens, les anglais n'étant pas dragueurs selon elle et c'est pour ça qu'elle préférait les italiens et français en plus d'avoir déjà donné huit ans de sa vie à un anglais.

-Tu as de la chance, je suis français et italien. Encore bateau mais je ne pouvais pas passer à côté. Cela la fit sourire. Je pensais que nous nous entendions bien, l'échange était facile, elle voulait que je lui parle et elle répondait volontiers. Ça change des filles à qui il faut tirer les vers du nez même si on leur plait. De toute façon, dans ces cas là, au bout de deux heure je me casse. Et nous avons trinqué à mon anniversaire.

-Non ! C'est vrai ? C'est ton anniversaire ? Tu dis ça pour me faire marcher, pour te faire mousser ! me dit-elle après que je lui annonçai l'événement.

-Si, c'est vrai ! Regarde !

Je sortis ma carte d'identité pour lui montrer ma date de naissance.

-Bon anniversaire alors !

Nous trinquâmes avec les Martini que nous avions commandé pour l'occasion.

Là, au bout de deux heures elle me dit qu'elle voulait voir les Champ-Elysées. Alors je l'y emmenai.

Nous marchions sur les Champs-Elysées et pendant que nous parlions nos corps parlaient aussi : nos mains se frôlaient, je la prenais par la taille pour changer de direction et éviter les bousculades (avec cette foule...), par l'épaule pour traverser. Elle ne se soustrayait pas à ces contacts. Cela faisait plus de deux heures que nous étions ensemble et ces signes mes firent penser que le moment était bon. Nous venions de retraverser l'avenue et je la tenais encore par l'épaule. A ce moment-là je la stoppai net, la tournai vers moi et l'embrassai. Un petit baiser sur la bouche, pour voir. Elle ne se déroba pas, alors je me fis plus tendre. Elle me prit par la taille, me serra. L'étreinte dura.

Après tout ça, je lui proposai d'aller diner, c'était l'heure tout de même !

Je l'emmenai dans un petit restaurant pas très loin. Mignon quoique assez peuplé. Le serveur nous proposa un apéritif.

-Deux coupes de Champagne s'il vous plait

(C'est mon anniversaire, soyons fou).

Le repas s'est bien passé, l'échange continuait de manière fluide, souriante, tendre. Pour accompagner nous avions pris une bouteille de Bordeaux. A deux ça fait pas mal et à la fin du repas ça commençait à lui monter à la tête.

-Je vais faire n'importe quoi si ça continue, je n'aurais pas dû boire autant ! dit-elle.

-Ne t'inquiètes pas, je ne vais pas te manger. Quoique...

Nous riions bien et nous sommes sortis du restaurant comme deux vieux amis pouffant de rire sauf que sur le trottoir nous nous sommes enlacés. J'aimais bien sa manière d'embrasser, gourmande. Ça peut paraître évident mais ce n'est pas le cas de tous le monde. Peut-être que j'en parlerai, tiens.

Nous continuâmes de nous promener et j'attendais qu'elle me propose de l'accompagner à sa chambre d'hôtel. L'invitation ne vint pas assez rapidement, j'imaginai alors qu'elle était peut-être accompagnée... son fiancé anglais, celui qu'elle à largué avant de faire son voyage et qui n'était pas si terrible que ça d'après ses dires, ou une copine, ou sa mère, qui sait ?

Bref, finalement je m'en fous. Nous étions occupé contre la rambarde du pont de l'Alma et je lui proposai alors de venir chez moi, prétextant lui préparer un thé pour se remettre de la demi-bouteille de vin qu'elle avait bu.

-Je veux bien, dit-elle en minaudant, me faisant comprendre ainsi qu'elle n'était pas dupe.

Je n'en attendais pas moins.

Nous prîmes le métro puis le R.E.R. Ce fut le trajet le plus chaud que j'ai jamais fait. Nous nous embrassions, j'étais adossé contre un strapontin refermé, elle était contre moi, entre mes jambes. Les baisers étaient fougueux et elle faisait des mouvements de bassin vraiment indécents contre moi. J'en étais presque gêné : il y avait quand même un peu de monde à onze heures passée du soir.

Une fois arrivés chez moi, il n'était plus question de thé. Nous nous sommes rapidement retrouvés nus, puis dans mon lit. Cette nuit fut particulièrement bonne. L'entente entre nous était excellente, ce fut ludique comme j'aime, finissant par un vrai travail de fond. Elle était belle, pas très grande mais bien faite avec des fesses bien rondes et fermes surmontés par une cambrure émouvante. Avec ça un ventre plat et des petits seins d'une remarquable beauté. Je constatai durant nos ébat qu'elle était parfaitement épilée des chevilles jusqu'au sexe. Des questions m'effleurèrent l'esprit : était-elle accompagnée durant sont périple ? Etait-elle épilée pour ça ? Parce que quand tu fais du tourisme seule à Paris en Jeans baskets, ton épilation n'est pas la première préoccupation j'imagine. Ou alors, elle était accompagnée, elle s'était engueulée et avait prévu de se faire le premier type venu, et le premier fut moi.

J'avoue que tout ça m'a déstabilisé et que j'ai eu un petit passage à vide. Mais le meilleur était passé, nous avons pu nous endormir tranquillement.

Le matin, elle partit tôt, elle avait sûrement son programme, peut-être quelqu'un à retrouver mais je ne lui demandai rien. Je suis plutôt du genre pas chiant, pas de question même si ça se bouscule dans ma tête. Nous verrons ce que ça donne. Nous nous étions tout de même échangé nos numéros. Un numéro à préfixe anglais, son téléphone. Oui, on verra bien.

Quoiqu'il en soit, j'ai passé une journée d'anniversaire inoubliable. Meilleure que si j'avais organisé quoi que ce soit. Même si ne ne dois jamais recroiser Carla, ça restera gravé.

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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 00:49

Elle s'appelle Delphine. C'est une étudiante en arts. Elle a donc tout l'attirail qui va avec. Celui de l'étudiante en art-punkie. Les étudiants en arts viennent tous du même moule, celui de la pseudo rébellion contre la société, avec des déclinaisons. Néo-bab et punky en sont. J'utilise ces termes car vous imaginez bien que ce sont des versions bien édulcorées des mouvements d'origines. C'est pour donner un genre, je pense, appartenir à un groupe. Les filles néo-babs sont en robes longues ou pantalons velours et kickers. Mais Delphine est "punkie" : Elle porte des mini-jupes avec des collants résilles et de vieilles bottes. Elle a les cheveux courts, décolorés, a un tatouage sur l'épaule, une genre de truc maori, et des piercings un peu partout. Le piercing, c'est sont truc. La narine, la lèvre inférieure, l'arcade sourcilière, le nombril, la nuque, oui elle a une petite perle sur la nuque qui tient grâce à un implant en titane, "c'est trop cool" (sic). Et la langue. Et ça c'est intéressant car je n'ai jamais eu de petite amie avec un piercing à la langue et j'aimerais beaucoup savoir ce que ça fait.

Elle se la joue. C'est une frimeuse qui pense avoir vécu. Peut-être parce qu'elle a été précoce question mecs. Mais elle est mignonne, je veux bien tenter le coup.

Nous nous sommes retrouvé dans un café près du centre Pompidou ce mercredi soir. Nous y avons prit un café et avons parlé. De ses études, de mon job, de nos goûts respectifs en matière de physique par analogie avec des comédiens célèbres. Un dialogue tout en allusions. Elle finit en insinuant que "les mecs n'ont pas de couilles, en général" et elle en cherchait un qui en soit pourvu. Pour ça qu'elle tapait dans le plus de trente ans. Sur le site j'étais en compétition avec un type de quarante-deux ans. J'ai vu son profil, il ne fera pas le poids. Sauf si pour elle maturité rime avec bide et formules poétiques à deux balles. Je ne suis pas contre la poésie, mais il ne faut pas abuser tout de même. Et je ne reproduirai pas ici d'extrait, ça dégraderait la qualité générale du contenu. Après plus d'une heure de conversation je pensais, pendant qu'elle parlait, et elle parlait des ses colocataires, deux jeunes femmes de son age, et de l'appartement qu'elles louaient... je pensais donc : " ne tergiversons plus ". Je lui saisis donc la nuque et plaquai fermement sa bouche contre la mienne, interrompant ce qui devenait un monologue. Elle se laissa faire. Quand je lui lâchai la nuque, elle se dégagea et sourit.

-Comment tu y va toi ! Dit-elle.

-Ça te déplait ?

-Non au contraire. J'aime qu'on prenne des initiatives.

Et elle reprit là où nous en étions avant que je ne la lâche.

J'avais bien compris : Pour elle prendre une initiative n'est pas suggérer la direction que l'on veut prendre mais imposer furieusement ce que l'on désir.

Nous sommes sortis du café pour aller vers Châtelet les Halles prendre le RER. Couple mal assorti, non à cause de l'âge mais même si je ne m'habille pas en costume je n'ai pas précisément le look d'un étudiant en arts, nous nous séparâmes sur le quai après une petite étreinte et un petit "au revoir, à bientôt".

On verra ce que ça donnera.

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 04:25

 

                                                           Angie... Ah Angie !


 Hier j’ai traîné sur le parvis de La Défense. Comme je ne travaillais pas ce vendredi après-midi j’en ai profité pour aller au Séphora du coin et trouver ce qui allait m’habiller olfactivement. Comme c’est un coin à touristes, il y a une grande boutique. J’ai lu quelque part qu’un parfum aux notes vanillées était irrésistible chez un homme. Je savais déjà que ça l’était chez une femme, enfin à mon goût : j’adore les femmes qui portent des parfums vanillés voire carrément une touche d’essence de vanille. Mais pour les hommes, j’ignorais que ça pouvait faire un effet. Je vais voir. J’entrai donc dans ce fameux magasin où un tas de jolies femmes sont prêtes à vous donner tous les conseils possibles en souriant. Le pied ! C’est un homme qui s’approcha de moi en souriant. Merde.

« Puis-je vous aider, me dit-il ?

 -Oui, je cherche un parfum pour moi. Quelque chose de vanillé ci possible. J’aime bien la vanille. »

Il me fit sentir quelques parfums sur des bouts de papier prévus à cet effet. Rien de convaincant. Il me proposa alors quelque chose qui allait m’intéresser :

« Tenez, dit-il en me tendant un papier humecté, c’est The One de Dolce & Gabbana. C’est vanillé en fond mais la note de tête c’est le basilic. "Non ! Sans déc’ ! Fais voir ! "  Me dis-je intérieurement en prenant le papier.

 -C’est pas mal du tout, je peux l’essayer sur moi ?

 -Bien sûr, tenez. » Il m’en pulvérisa une dose sur le poignet gauche. Pas mal du tout le basilic. Et les notes qui restent après aussi. Il continua : « Je peux vous faire essayer Dior Homme aussi. C’est un autre genre, plus classique mais ça fait jeune tout de même, hein ! » J’ai pensé à ce moment là, en l’écoutant et en le regardant, qu’il était l’exact opposé de mon ami Georges. Pour rappel, Georges est un stéréotype de mec viril. Urbain mais viril. Ce qui me faisait supposer ça c'est que ce vendeur me regardait et me parlait d'une manière qui me laissait penser qu'il me prendrait bien pour son quatre-heure. Il me pulvérisa du Dior sur l’autre poignet et là j’hésitai. Le moderne ou le classique ?

« Je sais pas, dis-je. Ça me change beaucoup ! Habituellement je mets du 1881 de Cerrutti. J’aime bien et c’est le seul parfum qui m’ait valut des compliments de femmes inconnues et…

 -Oubliez Cerrutti ! Ces deux là sont très bien ! Il sont plus "in", m’interrompit-il en souriant. Ça confirma ce que je pensais... Et je ne veux pas de parfum "in", ou pas "out", je veux un truc qui fasse se pâmer Dudule ! Je ne vais pas m'éterniser, ne donnons pas de faux espoirs.

 -Bon OK, répondis-je. Mais je ne peux pas choisir maintenant. Je vais réfléchir et revenir plus tard. » Heureusement, ce n’était pas un adepte du forcing et je me retrouvai donc dehors rapidement.

Que faire maintenant, me demandai-je ? Je su rapidement. Une femme, rousse, très belle, passa à côté de moi. Il faut dire que je ne fais pas une fixation sur les rousses mais j’ai un faible quand même depuis qu'adolescent je me suis retrouvé avec un exemplaire du magazine Photo contenant des posters d'Angie Everhart (la photo est un des posters en question). Passionné de photographie, j'achetais souvent ce magazine et l'intérêt pour la technique s'est vite transformé en goût prononcé pour les sujets en général et Angie en particulier.

« Pardon mademoiselle, je voudrais vous demander quelque chose. Elle parut étonnée mais s’arrêta, curieuse.

 -Oui ?

 -Voilà, j’ai essayé deux parfums que j’ai encore sur moi et je ne sais vraiment pas lequel je vais choisir. Vous pouvez m’aider ? Elle m’écouta et sourit l’air de se dire il manque pas de culot celui-la.

 -D’accord, dit-elle. Je lui tendis mon poignet gauche. Elle sentit les deux poignets l'un après l'autre et désigna mon poignet gauche.

 -Celui là, je préfère.

 -C'est vrai ? Moi aussi. Vous ne dites pas ça pour me faire plaisir j'espère !

 -Non, c’est vrai, je préfère. C’est quoi ?

 -C’est du Dolce et Gabbana, vous savez ce qu’il y a dedans, demandai-je ?

 -Non, dit-elle d’un ton exagérément curieux, donc ironique. C’est bon signe, elle a envie de jouer.

 -Du basilic, terrible non ? Je crois que je vais l’acheter un de ces jours.

 -C’est intéressant effectivement.

 -Oui hein, d’ailleurs si vous voulez bien me tenir compagnie quelques minutes vous pourrez le sentir à loisir. Vous avez un peu de temps ?

 -Oh vous alors, dit-elle en jouant la sotte, d’accord. Vous ne faites rien vous ?

 -Non, je suis testeur de parfums professionnel. Ça ce voit pas ? Et je suis aussi testeur de café amateur. Amateur mais averti ! Vous voulez tester avec moi ?

Elle accepta.

Je crois qu’Angie va être détrônée de son statut d’icône rousse de mes fantasmes par Joanna qui, j’espère, passera elle à la réalité.

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 00:43

J'ai lu un article ce matin. Elle nous fait part de ses déboires au magasin. Alors je fais une parenthèse.

Paternalisme ? Je pensais que ça concernait des hommes d'un certain âge (40/ 50) envers des femmes d'un autre certain âge (20/ 30). Si l'homme a vingt, trente ou même quarante ans, je pencherais pour la drague. Mais d'une manière générale si des hommes écument ces magasins pour draguer comme le décrit Elle, ils s'y prennent super mal !

« Je vais t'montrer comment ça marche, ma poule », avec une inflexion à la Jean Gabin, ça le fait ? Remarquez, ça doit marcher avec les femmes qui viennent pour se faire draguer. J'imagine dans ce cas que la moitié des « clients » qui sont là ne sont pas des clients... ça laisse songeur.

Quoi qu'il en soit, je me suis souvenu d'une fois ou j'ai dû aller dans un bricotruc (bricotruc, barbatruc, le magasin préféré de Barbapapa. Laissez tomber... c'est naze). J'y étais allé pour acheter une chasse d'eau. C'est glamour...

J'étais donc au rayon des machins spécial flotte et elle était là en train de se choisir une carafe filtrante pour l'eau du robinet. Une belle asiatique au cheveux court. Je me mis donc à regarder les carafes filtrantes. Elle avait l'air de porter son choix sur les modèles moins chers d'une autre marque que LA marque référence dans le domaine.

« Vous savez si elles sont aussi bien, celles là ? Ça fait tellement de choix que je suis perdu, dis-je !

-Si, me répondit elle naturellement. Les carafes sont un peu moins chères et si les filtres doivent être changés plus souvent, la différence de prix les rend quand même plus avantageuses.

-OK, j'y réfléchirai. Moi je suis venu pour une chasse d'eau. Vous vous y connaissez ? Parce que je suis paumé ! Je crois que je vais prendre un modèle à double bouton pour les économies d'eau, ça complique... Vous me l'installeriez ?

Ça l'a fait rire, je repris:

-Vous prenez votre carafe, moi ma chasse et on se retrouve à la sortie pour prendre un café. Ou un thé. Ou un chocolat !

-Un thé me tenterait plus », répondit-elle.

Et je pris un café avec Aya, jolie étudiante japonaise en infographie avec qui j'ai eu une petite histoire de deux mois.


Bien sûr, j'ai installé moi-même ma chasse d'eau, je suis un mec tout de même ! Depuis, ça va faire bientôt un an que j'ai une chasse d'eau qui fuit...



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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 10:15

J'ai peut-être été un peu dur avec Petra. J'ai réfléchi : Ne nous laissons pas emporter par des décisions trop hâtive ! Nous avons donc décidé de nous revoir après cette petite tension à propos de ce pseudo anniversaire, histoire d’arranger les choses.

Vendredi soir donc, j'attendais Petra avec un bouquet de tulipes dans la véranda d'un café. Oui, les tulipes pour me faire pardonner et repartir sur de meilleures bases. Si elle veut bien, mais avec un bouquet de tulipes j'imagine qu'elle va bien vouloir.

Elle était en retard. Très en retard. Je devais la retrouver chez elle et je n’y avais trouvé personne. Alors j’attendais là.

Une inconnue s'assit deux tables à ma droite. Elle était belle. Les cheveux châtain clair et bouclés, elle avait un visage rond et des joues qu'on a envie d'embrasser sans arrêter.

Je me levai avec mon café et mon bouquet et m'assis à côté d'elle. Je pense qu'elle m'avait vu venir mais ne dit rien.  "Je peux vous embêter ? Deux minutes ?" demandai-je. Elle me regarda, sourit légèrement. "Oui". Je n'ai rien dis pendant quelques secondes. Ça semble long des secondes dans ce genre de situation. Il s'en est passé une trentaine. "C'est que...vous êtes belle..." Elle baissa les yeux. Je repris : "Je voulais vous le dire. "

-Merci...  Elle releva les yeux vers le bouquet. Vous n'attendez pas quelqu'un ?

- Si, répondis-je en souriant, mais elle est très en retard et je crois que c'est grillé. Vous prenez un café ? Un verre ?

- Un café."

Voilà. Elle s'appelle Laetitia. Nous avons parlé de choses communes mais on peut tout dire dans ces moments là. N'importe quoi, tout parait important quand il se passe quelque chose. Et il se passait quelque chose.

Après vingt minutes d'une discussion drôle, animée et avec un début de complicité car nous partageons un certain nombre de points communs, je vis Petra arriver sur le trottoir d'en face. Je me levai . "Il faut que j'y aille. Je vous appelle ?

-Oui", dit-elle en souriant. C'est beau ces moments là ! Elle a dit oui ! Mais chaud: il ne faut pas que Petra approche trop !

Avant de partir, je lui laissai le bouquet, ce qui la fit rougir.

Je la rappellerai. Très certainement...


Quant à Petra, j’ai finalement écourté la soirée. " Non mais tu comprends, je ne sais pas ce que tu attends de moi et puis ce plan d’anniversaire… je ne sais pas où tu veux aller mais je ne te suis pas " ou un truc dans le genre. Je n’ai pas essayé de récupérer la situation, au contraire.

C’est dur de se dire au revoir quand on sait que c’est la dernière fois. Mais je pensais à Laetitia.

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 23:55

Je devais voir Clara en fin d'après midi. Enfin... voir Clara. La toucher, la caresser, la lécher...

Je finissais tôt, 15h00 et nous devions nous retrouver chez moi à 16h30. De midi à 15h00 la tension était montée doucement. Attention, la bonne tension, celle qui m'émoustillait en pensant à cette promesse sensuelle, celle qui me faisait déjà bander en pensant où je serai à 17h00.

Je sortis de mon travail et pris le tramway. Mon téléphone sonna. Un SMS... « Un empêchement, je ne pourrai pas passer te voir ». Merde ! Elle le fait exprès ? Qu'est-ce que je vais faire maintenant ? Rentrer chez moi. Fait chier quand même, je me faisais une joie. « Bon... occupons nous » me dis-je. En face de moi, un type lisait un journal gratuit. Je m'en fous. Ma voisine était pas mal, une blonde, l'air jeune, vingt-huit ans peut-être. Elle écoutait de la musique, elle avait des oreillettes. « Vous écoutez quoi ?

-Comment ? Elle enleva une oreillette.

-Vous écoutez quoi ?

-Madonna, elle sourit en répondant.

-Vous êtes fan ?

-Oui, j'aime bien », elle allait remettre son oreillette. Il fallait que je trouve quelque chose à dire, vite ! « sympa Madonna »? Non, trop banal. « Elle est en concert bientôt »? Mais je m'en fous des concerts de Madonna ! L'oreillette est presque arrivée à destination. « Je lis dans les MP3 !

-Quoi ?

-Oui, dites moi ce que vous écoutez, je vous dirai qui vous êtes, dis-je en souriant. Elle pouffa.

-Ben, j'écoute Madonna, elle attendait ma réponse, toujours souriante.

-Ouais, hé bien, déjà vous êtes blonde. C'est pour de faux ? Son sourire s'élargit, je continuai: et vous aimez la pop. Vous écoutez Shakira, Beyoncé et par dessus tout Justin Timberlake...

-Mais c'est trop facile !

-Vous écoutez vraiment Justin Timberlake ? Pfff, c'est nul ! Lançai-je sur un ton ironique. Je le pense mais vaut mieux utiliser un ton ironique dans ces cas la.

-Non, c'est pas vrai ! Il danse super bien ! » Répondit-elle.

Nous arrivions presque au terminus. « Vous accepteriez de boire un café avec moi ? Demandai-je. Elle hésita deux secondes.

-Oui, je veux bien »

Nous allâmes alors dans un café où je pris un espresso. Elle aussi.

Là nous avons eu une conversation, telle que peuvent en avoir deux personnes qui ne se connaissent pas. Je n'ai pas vraiment accroché. Pour le cul oui, ça m'aurait plu mais je n'étais pas en forme, je pensais à ce rendez-vous manqué avec Clara. Je savais que ça ce serait bien passé avec elle, nous sommes compatibles sexuellement et passer à côté de ce moment de grâce me minait un peu. Alors, j'ai salué Isabelle, c'était son prénom, sans lui demander son numéro. Elle ne me l'a pas donné ni demandé non plus. Je la remerciai pour ce moment agréable et partis.

J'attendrai des nouvelles de Clara, je ne lui en demanderai pas. Et puis quoi encore ?

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