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  • : Le blog de Raphaël Conforti
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T'es Qui Toi ?

  • Raphaël Conforti
  • Célibataire et donc sur le marché, la question se pose: Suis-je encore potable ? Je tente de trouver des réponses...
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En chanson

Vous aurez noté que j'ai châpeauté certains de mes billets de titres de chansons.
Montrez-moi votre culture musicale en me nommant les interprètes !
Je vous y aide, les titres concernés sont suivi d'un astérique...

Punaise, je me "cuculise", mais il fallait bien que je le dise ! Personne n'avait relevé ce détail !
Mon prochain blog sera un blog de fan de Cloclo. Ou alors sur le crochet. Ca marche bien les blogs sur le crochet...

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 02:11

Dans l'après midi de vendredi, j'envoyai tout de même un message à Isabelle pour lui confirmer notre rendez-vous et lui demander si elle voulait bien me retrouver à Paris. "...Métro Grand Boulevard, OK ? 19H". Et sa réponse me laissa perplexe : "Ton silence m'a parlé. OK pour 19h". Un peu Sibyllin, mais bon. J'ai hâte. Je le lui écris : "Je serai avec Georges et Rémi, tu nous retrouves ? J'ai hâte ".

Je retrouvai Rémi et Georges dans un café-restaurant du boulevard Bonne Nouvelle où nous étions venus quelques fois et qui nous plaisais bien. J'y étais allé vers dix-huit heures, histoire d'avoir le temps de prendre un apéritif en grignotant des tortillas et de parler avec mes amis.

  -Géraldine ne vient pas ? Demandai-je.

  -Si, mais elle vient plus tard. Des trucs à faire, répondit Rémi.

Tant pis, on parlera plus tard.

Georges enchaîna :

  -Dis Rémi, tu n'es pas venu avec Sabrina ?

  -Non, elle sort avec des amies à elle. Un plan théâtre.

  -Et sinon ça va ? interrogeai-je à mon tour.

  -Oui oui, très bien. Mais je dois avouer un truc.

  -Oui ? Vas-y !

Georges et moi nous étions avancés pour ne pas perdre une miette de cet aveu promis.

Rémi continua, grave :

  -Ben... elle est sujette au vaginisme...

  -Miiince ! dit Georges. Il m'avait ôté le mot de la bouche.

  -Comment tu fais alors ? continuai-je.

  -Oh, ça va ! On s'éclate bien quand même. Ce que nous faisons relève quand même de l'acrobatie. Elle me donne du plaisir, je lui en donne aussi, mais sans pénétration. Enfin... pas là quoi...

  -Ah, c'est bien quand même alors ? questionna Georges.

  -Oui, elle est adorable en plus. Mais bon, c'est un détail quoi.

  -Oui quoi ! taquinai-je.

Rémi ponctua la discussion en me frappant. Un coup de poing, amical, dans l'épaule. Amical mais viril, le con.

  -Et Isabelle ? On la voit un jour ? dit-il pour passer à autre chose.

  -Oui, ce soir. Elle ne devrait pas tarder. D'ailleurs on ne restera pas avec vous pour le reste de la soirée. Je pense que je vais devoir aller la chercher à la sortie du métro. Elle ne devrait pas tarder.

Effectivement, elle ne tarda pas. Elle arriva directement au restaurant, elle connaissait. Nous nous embrassâmes et je la présentai rapidement à Georges et Rémi.

Elle était gênée, et nous aussi. Nous avions interrompu notre discussion de garçons et ne savions pas quoi dire de consensuel en sa présence.

En aparté, je lui demandai de m'expliquer son SMS.

  -Je te dirais plus tard, répondit-elle, mais toi, tu m'as piégé, je ne savais pas qu'il y aurait tes amis, continua-t-elle en riant. A moins que ce n'était que pour se donner une contenance.

Nous mangeâmes tout de même, mais léger : une salade et une part de quiche. Il faudra que je briefe Georges sur la manière de manger en présence d’une fille, qui n’est pas la même qu’entre potes.

L'arrivée de Géraldine allégea l'atmosphère en féminisant un peu plus le groupe. La discussion continua, avec les questions habituelles pour faire connaissance. Poli. A la table d'à côté, ils fêtaient le départ d'une serveuse du restaurant, ça mettait un peu d'ambiance et on aurait pu croire que nous faisions partie de la tablée, Rémi et Georges s'incrustant dans les conversations et les applaudissements. Il faut dire que les filles de l'assistance étaient mignonnes. Les garçons aussi, il en fallait pour Géraldine aussi !

Nous décidâmes alors de partir, Isabelle et moi. Après les aux revoir nous nous retrouvâmes sur le trottoir. Je tentai de lui saisir la main, elle se déroba. Nous marchâmes.

Elle attaqua sur un ton de reproche amusé :

  -Tu m'as piégé, je ne savais pas qu'il y aurait du monde.

  -Oui, je t'ai prévenu un peu tard, pardon.

  -C'est pas grave, c'est moi : je suis un peu timide.

Oui, c'était pas grave, c'était fini.

Mais, depuis le début de la soirée elle paraissait gênée. La timidité avec les amis inconnus avais-je pensé. Mais elle voulait en fait me dire quelque chose. Elle évacua ma question sur son SMS énigmatique, "non, c'est rien" et continua :

  -Tu sais, je voulais te dire... c'est difficile...

Là, je sus exactement où elle voulait en venir mais je la laissai continuer :

  -... dans une relation, il y a plusieurs dimensions : le physique, les sentiments... tu es quelqu'un d'adorable mais les sentiments n'y sont pas.

Ça ne faisait que deux minutes que je m'y attendais, donc pas encore assez de recul pour ne pas le prendre comme une claque. C'est que je l'aimais bien Isabelle.

A ce moment là je repensai à  ce que m'avait dit Géraldine l'avant veille : " au mieux, tu passes pour un gentil garçon, donc un boulet". Oui. Je comprends, je connais ces théories mais avec Isabelle j'étais au delà du calcul. La prochaine fois je traiterai ma compagne comme une chienne, même si j'ai des sentiments. Comme ça elle s'accrochera.

J'étais partagé entre le rire et l'émotion tellement j'étais surpris. C'était, je pense, visible. Elle était un peu émue aussi. Mais c'est normal, je suis ému aussi quand je largue quelqu'un. Même si les sentiments n'y sont pas, la séparation fait quelque chose.

  -Tu vas où ? demandai-je.

  -Je vais prendre le métro.

Nous étions arrivés devant l'Olympia. Je lui désignai la direction opposée à la sienne.

  -Et moi par là. Au revoir Isabelle.

  -Au revoir, dit-elle avec un sourire désolé.

Je la regardai partir puis me retournai. Je me remis à marcher, les mains dans les poches. C'était une soirée agréable météorologiquement parlant : je n'avais qu'une chemise et ma veste était ouverte. Oui, agréable. Alors finissons la soirée de manière agréable ! J'appelai Rémi pour savoir où ils en étaient.

  -On est toujours là, ils sont sympas tous ! Tu fais quoi toi ?

  -Je suis seul, répondis-je, je me suis fais larguer.

  -Merde ! dit-il en riant, viens alors, t'es loin ?

  -Non je ne suis pas loin, j'arrive.

 

Mes amis finissaient de fêter le départ de cette serveuse. L'ambiance était bon enfant.

J'eus le temps de prendre une bière avant de nous retrouver tous sur le trottoir parce qu'un tel devait prendre un train et un autre rejoindre une autre soirée. Pendant que tous le monde se disait joyeusement au revoir, je parlais avec Georges, je ne sais pas de quoi exactement, enfin si, il me remontait gentiment le moral. Nous étions une bonne dizaine de personnes à gêner le passage sur le boulevard quand deux jeunes femmes arrivèrent. Elles s’arrêtèrent et tentèrent de passer à côté de nous. Georges se décala, faisant mine de laisser une place pour passer mais prenant soin aussi de bouger au même moment dans la même direction qu'elles.

  -Oh pardon, dit Georges en se décalant sur la droite

  -Ce n'est rien, répondit l'une d'elle en repartant vers la gauche.

  -Voilà, je vous fais de la place, poursuivit Georges en les accompagnant sur la gauche. Puis il continua : ah non ! Vraiment pardon ! Je me débrouille vraiment mal !

Elles étaient bloquées, mais ne dirent rien, Georges étant tout sourire. Il continua encore :

  -Sinon, ça va ? Vous avez passé une bonne soirée ?

Elles rirent, la soirée avait dû être bonne. Georges prit l'une d'elle par le bras et continua la discussion, me laissant seul avec l'autre.

  -On est allé au théâtre en fait, dit-elle, c'était sympa. Et vous ?

  -Nous ? Soirée entre amis, tranquille au restaurant comme vous le voyez.

Elle était très jolie. Brune aux cheveux longs, un visage un peu rectangulaire terminé par un menton pointu, elle portait une mini jupe avec des collants noirs et des bottes. Terriblement sexy. Hivernal mais sexy. Vêtue ainsi, ses formes étaient visibles. "Qu’elle est belle" me dis-je. Je la regardai alors droit dans les yeux et lui souris. Elle reprit :

  -Je m’appelle Marina au fait ! Je perçus un léger accent non identifiable.

  -Enchanté, moi c’est Raphaël.

  -En fait, on a vu Chandemerle, un imitateur. Sympatoche… un protégé de Patrick Sébastien, c’est pas la mort non plus.

  -Je ne connais pas, mais j’imagine bien.

Que de banalités, mais les regards accrochaient. Nous savions que nous pouvions passer à autre chose rapidement.

  -Nous devons y aller, mon amie Carine et moi, on va à la gare Saint-Lazare. Je vous laisse mon numéro de téléphone ?

  -Oh ! C’est sur mon chemin, je vais à Opéra, je vous tiens compagnie ? Un peu ?

  -D’accord, conclut-elle.

  -Mais je prends votre numéro.

Je le notai et l’appelai.

  -Comme ça, c’est équitable !

Elle aprécia, elle sourit.

Je saluai rapidement Rémi, Georges et Géraldine, qui était yeux dans les yeux avec un jeune homme non dénué de charme, et me retrouvais escortant ces deux demoiselles pour cinq cent mètres de promenade.

  -Tu as un accent, dis-je, tu viens d’où ?

  -Je suis Estonienne, de Talline.

  -Ouh ! Je suis désolé, je connais mal ma géographie du coin en haut à droite c’est le petit pays du milieu ?

  -Non ! répondit-elle en riant, c’est le plus à l’Est, près de la Finlande.

Nous arrivions sur la place de l’Opéra.

  -Je descends ici, on parlera de tout ça bientôt, d’accord ?

  -Oui, au revoir !

En descendant les marches menant au métro, je pensais à ma discussion avec Géraldine. Je la rappelle quand alors ?

 

 

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Published by Raphaël Conforti - dans Oh les filles oh les filles !
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commentaires

enfant_gate 01/12/2009 12:35


tu l'as pas recontacté depuis?


Raphaël Conforti 01/12/2009 13:50


Recontacté ? Isabelle ? Non bien-sûr


enfant_gate 30/11/2009 12:55


Triste qd meme cette histoire...Et si en fait, ça avait juste voulu dire qu'elle avait l'impression que toi t'avais pas de sentiment...Des fois les femmes ont juste besoin d'être rassurées...Comme
si nous nous devions être forts et sûrs..pfff...


Raphaël Conforti 01/12/2009 12:21


C'est une piste...


Ovary 29/11/2009 10:11


Hey eh bien le destin est... très sympa, le coup de sort te met en bon endroit au bon moment.
Et oui rappelle la ! Le hasard te fait un signe à fond là... quel coup de fesse...


Raphaël Conforti 29/11/2009 10:57


Un coup de fesse ? J'espère bien !


Gwen 25/11/2009 19:47


Bon ben je me suis loupée sur mon commentaire (en réponse au tiens sur mon blog) ! Bref. Dommage pour Isabelle ça avait l'air chouette comme relation. Quant aux coups de téléphone, bah la règle des
trois jours existe mais perso je la trouve vraiment chiante. Il faut appeler quand on en a envie, sans harceler les gens c'est tout. Isabelle, elle répondait à tes SMS quand tu lui en envoyais,
donc c'est qu'elle appréciait. Si ça l'avait soulée, elle n'aurait pas relancé au bout d'un moment...


Raphaël Conforti 25/11/2009 20:03


J'ai pensé à toi pour le téléphone ;-)


Alice 23/11/2009 20:51


Première fois que je viens ici, première note que je lis... touchante !


Raphaël Conforti 24/11/2009 06:31


Merci Alice.