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T'es Qui Toi ?

  • Raphaël Conforti
  • Célibataire et donc sur le marché, la question se pose: Suis-je encore potable ? Je tente de trouver des réponses...
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En chanson

Vous aurez noté que j'ai châpeauté certains de mes billets de titres de chansons.
Montrez-moi votre culture musicale en me nommant les interprètes !
Je vous y aide, les titres concernés sont suivi d'un astérique...

Punaise, je me "cuculise", mais il fallait bien que je le dise ! Personne n'avait relevé ce détail !
Mon prochain blog sera un blog de fan de Cloclo. Ou alors sur le crochet. Ca marche bien les blogs sur le crochet...

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 08:00

 

Il y a des situations particulièrement compliquées d'où s'extirper. Géraldine ne me contredis pas quand j'en étais venu à dire ça.

Parfois, il arrive d'entamer une nouvelle relation alors que vous n'avez pas encore mis fin à l'ancienne. L'ancienne qui, du coup, n'est pas encore ancienne bien que dans votre esprit elle le soit.

-Pourquoi tu dis "vous" ? Ça te concerne tout seul !

-Comme si, te connaissant Géraldine, ça ne t'était jamais arrivé !

-Oui... mais c'est pas toi qui t'es retrouvé avec deux ex qui s'ignoraient alors que tu avais commencé avec une troisième ? Tu ne sais pas larguer...

-Mouais, la ferme.

Bref, ce n'es pas si compliqué que ça à gérer... jusqu'à ce qu'elles se croisent.

C'était juste après la période où je voyais Florence. J'avais rencontré Christelle par le même biais. Christelle est blonde. Mince, petite, un peu la même allure que Florence mais en beaucoup plus jolie et il m'avait semblé, aux reliefs de son chemisier bleu, qu'elle avait de beaux seins ronds, ce qui se confirma plus tard. Il m'avait semblé évident dès le deuxième rendez-vous qu'elle misait plus que ce que je ne misais moi-même sur notre relation. Nous nous entendions bien, aussi bien dans nos discussions que dans son lit mais je ne sais pas si quelque chose clochait chez elle ou si c'est moi qui ne me vois pas m'engager sur une longue durée.

Cela faisait une quinzaine de jours que nous sortions ensemble lorsque je rencontrai Marianne. Je venais de laisser Georges à une terrasse à Paris pour rentrer chez moi en cette fin d'après midi du début du mois d'avril. Elle était sur le trottoir, entre la rue de Rivoli et celle de l'Amiral de Coligny, en train de scruter un plan qu'elle avait déplié.

J'allai à sa rencontre et m'incrustai dans ses pensées :

-Vous êtes perdue ?

-Non non, pas vraiment, répondit-elle. Enfin... je cherche le quartier Montorgueil.

-Ah ! Facile ! C'est par là ! Je lui montrai la direction en souriant. Mais je peux vous accompagner si vous voulez.

-Non merci, ce n'est pas nécessaire.

-Mais comment je fais pour vous inviter boire un café alors ?

Elle sourit.

-Je suis attendue...

-Une prochaine fois alors.

-Peut-être.

-Forçons le hasard, donnez moi votre numéro, dis-je en lui tendant mon portable pour qu'elle puisse le taper.

-D'accord.

Elle tapa son numéro sur mon clavier. Marianne est mignonne, un petit visage triangulaire, des cheveux brun, une coupe au carré et des gros seins. Elle a une jolie allure dans l'ensemble. Je la revis une semaine plus tard, après l'avoir appelée et discuté gentillement au téléphone. Nous nous retrouvâmes dans un bar du quartier Montorgueil et comme tous s'était bien passé nous nous revîmes dès le lendemain pour dîner dans un restaurant et finir "prendre un verre" chez elle. C'est bien ces moments là !

Je me retrouvai alors avec Marianne sans avoir préalablement prévenu Christelle que nous nous reverrions certainement  moins. Ou plus du tout.

C'est vrai que, comme l'a fait remarqué Géraldine, ce n'était pas la première fois qu'un cas de figure similaire m'arrivait mais ce qui était une première pour moi c'est qu'alors que Marianne et moi déambulions main dans la main sur le boulevard Saint-Germain après être sorti de chez Grom , Christelle, je ne sais pas pourquoi, avait eu l'idée de se promener seule sur le même boulevard et , manque de chance, dans le sens opposé, ce qui lui permit de nous croiser. Au moment où je l'aperçu je ressentis comme une chaleur dans mon estomac. Je crois que ça correspondais à un état de stress avancé. Cela rendit mes mains moites mais pas de quoi ramollir le cornet gaufré de ma glace au chocolat. Je vis Christelle se décomposer. Par réflexe je lâchai la main de Marianne qui s'était rendu compte que quelque chose clochait. Pendant cinq secondes le temps s'était arrêté. Au cours de la minute que cela dura, je regardai Christelle, puis Marianne. Puis à nouveau Christelle. Son regard noircissait. Il fallait que je trouve une parade. Vite. Que faire, que dire ? Elle n'allait pas rester sans rien dire, c'était sûr. Et une fois qu'elle aurait tout balancé, c'est le regard de Marianne qu'il faudrait affronter.

Christelle attaqua :

-Non mais c'est quoi ça ? Tu fais quoi ? Tu te prends pour qui ? Tu ME prends pour une conne ?

Je la regardai, je fis non de la tête. Elle continua, très énervée :

-Qu'est ce que t'as à dire ?

-Rien, répondis-je calmement après avoir effectué un demi tour de cornet avec la langue.

-Tu te fous de ma gueule ? Tu bouffes ta glace au lieu de me répondre toi ! Ça l'avait énervé encore plus.

-Bah ouais, sinon ça coule. Et j'ai rien à dire.

Oui, que dire ? Toute parole, toute tentative de justification aurait aggravé ma situation. Cela dit, ma réplique avait aggravé ma situation. Marianne me regardait l'air désolée. Christelle me dit "c'est fini" et partit. Marianne ne dit rien et finit par partir aussi, avec cet air désolé qui ne l'avait pas quitté. Je crois qu'elle avait secoué la tête en partant.

J'eus besoin de m'enfuir et partis donc pour échapper aux regards des quelques passants qui avaient vu et entendu des bribes de la scène. Je finis par m'asseoir sur un banc et terminai ma glace.

C'est con cette fin tout de même. Oui, je ne sais pas larguer.

 

 

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Published by Raphaël Conforti - dans Qu'est-ce qu'on fait pas des fois
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commentaires

Lucie 05/10/2011 18:17


Moi j'ai vécu ça avec un type en début d'année....ben crois moi, c'est traumatisant..alors ton billet, certes bien tourné, ne me fait sourire qu'à moitié.. Tu dis être célibataire depuis 4 ans et
cherche à comprendre pourquoi ? Moi j'ai compris direct :)


Raphaël 05/10/2011 22:24



Je suis content que ça t'ai fait sourire, même qu'à moitié, ça désamorce ;)


Je suis content pour toi, tu es plus intelligente que moi...



John 16/06/2011 17:51


Ah oui, comme Sonia ci dessus, mort de rire sur la réplique de la glace. Elle est magistrale cette réplique, un coup de Maître, un réflexe de self défense incroyable, nos neurones ont parfois des
capacités insoupçonnées. Comment sortir des mots totalement logiques et innocents tout en déclenchant la fin du Monde. De ton Monde d'alors du moins...


Raphaël 18/06/2011 15:12



De mon monde à un moment donné. Rien de gore ;-)



Aylin 08/06/2011 13:57


Oh dur...
Le goût de ta glace doit m'être toutefois assez familier car quand j'ai lu :
"Au moment où je l'aperçus, je ressentis comme une chaleur dans mon estomac. Je crois que ça correspondait à un état de stress avancé. ", j'ai ressenti cette même chaleur nauséeuse... ^_^


Raphaël 11/06/2011 10:59



Nous nous ressemblons alors, sous certains aspects :)


Mais ce n'était pas le goût de la glace. Avec ou sans glace ou avec un cornet de frites, ça aurait été la même chose. Pas un goût, une sentation...


 



S. 30/05/2011 22:10


...parmi les tiens*
Parce que j'ai été une Marianne et une Christelle, j'ai souri en te lisant :-)


Raphaël 31/05/2011 00:44



Euh... c'est "parmi les miens", non ?


On a tous été l'une ou l'autre, ou l'un ou l'autre (une version différente) même sans le savoir :)



Vassilia 27/05/2011 15:11


Joli texte. :-)

Le problème c'est qu'il est impossible de larguer sans blesser. Du coup difficile pour les coeurs tendres ;-)


Raphaël 27/05/2011 22:11



Tu prends ma défense. C'est gentil Vassilia :) Bises !