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  • : Le blog de Raphaël Conforti
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T'es Qui Toi ?

  • Raphaël Conforti
  • Célibataire et donc sur le marché, la question se pose: Suis-je encore potable ? Je tente de trouver des réponses...
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En chanson

Vous aurez noté que j'ai châpeauté certains de mes billets de titres de chansons.
Montrez-moi votre culture musicale en me nommant les interprètes !
Je vous y aide, les titres concernés sont suivi d'un astérique...

Punaise, je me "cuculise", mais il fallait bien que je le dise ! Personne n'avait relevé ce détail !
Mon prochain blog sera un blog de fan de Cloclo. Ou alors sur le crochet. Ca marche bien les blogs sur le crochet...

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 08:00

 

    Avant de lâchement abandonner le blog j'avais laissé entendre que je racontais mes déboires à Géraldine. Parce que Géraldine peut toujours se foutre de ma gueule en commentant mes histoires, elle ne s'en sort pas mieux. Si je m'étais confié à elle c'est qu'elle me relate aussi ses affaires. Pendant que je me démenais avec Marianne et Christelle, elle vivait une aventure avec Étienne.

Elle avait commencé en ligne.

   -Tu te mets au net toi ? lui demandai-je.

   -J'ai le net depuis plus longtemps que toi, gros malin !

   -Aux sites de rencontres j'entends...

   -Ah ! Oui, c'est pas un mal, entre une rencontre dans un bar et ça... et puis ce n'est plus aussi mal vu...

C'est vrai, ce n'est plus aussi mal vu.

Étienne avait donc pris contact avec Géraldine. Elle n'aurait jamais donné suite à ce type qui se présentait à elle sans photo de lui mais une photo d'Henri Serre dans Jules et Jim et s'il ne s'était pas attribué Jim comme pseudo. Inscrite comme La Femme d’à Côté, elle y avait été sensible. Ils avaient parlé, bien-sûr, de François Truffaut, de cinéma en général et leurs échanges étaient devenus de plus en plus personnels et intimes. Jusqu'au jour ou Jim/ Étienne lui avait proposé de la rencontrer. Elle l'avait un peu pressé pour savoir à quoi il ressemblait mais n'avait pas insisté de peur de perdre le contact en le froissant. C'est qu'il y avait quelque chose de fascinant dans cet échange avec l'inconnu ; une certaine complicité s'était installé entre eux, même si elle le trouvait salaud de ne pas se montrer alors qu'elle avait, elle, affiché sa photo. Elle avait décidé de ne pas lui en tenir rigueur, elle verrait bien lors de leur rendez-vous, elle pourrait écourter si elle voulait.

Il lui avait proposé un rendez vous précis à un horaire pile, il lui avait demandé de ne pas être en retard : jeudi à dix-neuf heure cinquante au cinquante-et-un rue Quincampoix à Paris. Il lui suffirait d'entrer.

Le jeudi dit, elle était arrivée à l'adresse donnée et avait maudit Étienne : Elle se trouvait devant Dans le noir, ce fameux restaurant où l'on mange dans l'obscurité complète, "une expérience extraordinaire".

   -Mes fesses, c'est la baffe que je voulais lui donner qui est extraordinaire !

   -Dans le noir c'était pas évident j'imagine, répondis-je.

Elle était entrée et se fit accompagner par une hôtesse jusqu'à Étienne qui, visiblement l'avait briefé.

   -T'es vraiment un enfoiré ! lui avait dit Géraldine en guise de salutation.

J'aime bien imaginer Géraldine dire ça à un inconnu, dans le noir ou ailleurs, c'est bien son genre.

   -Attends avant de t’énerver, lui avait répondu Étienne sur la défensive. Tu verras, c'est une belle expérience.

Et ça a été une belle expérience pour Géraldine. Le repas était pas mal mais c'était le jeu des devinettes qui avait émoustillé ses sens : sentir les plat, toucher les aliments, elle ne sait pas si ça se fait mais personne ne regardait, alors...

Étienne avait une jolie voix, légèrement cassée mais jolie, masculine. Pour se donner une idée de ce à quoi ils ressemblaient, ils s'étaient mutuellement touchés le visage. Ça ne donne rien de concret, rien qui permettait de dire à une habituelle voyante comme Géraldine s'il lui plaisait ou non mais cette soirée l'avait captivée. Cette situation inédite, l'inconnu, l'avait mis dans un certain état d'excitation. "Beau, je ne sais pas, mais ténébreux c'est sûr !" me dit-elle.

A la fin du repas, il était parti après avoir réglé l'addition, laissant Géraldine à la table. ils avaient convenu de se revoir rapidement, deux jours après. Chez lui. Elle avait été surprise d'avoir accepté ces conditions de retrouvailles après coup mais ça avait été irrépressible. Envie de le voir.


   Le samedi arriva. Les conditions du rendez-vous étaient particulières aussi, Géraldine devait arriver directement chez lui. Arrivée à l'adresse, dans le Marais, elle l'appela. Il la guida, lui donna le code de la porte cochère, la fit arriver jusqu'à la porte de son appartement et lui dit d'entrer. L'appartement était plongé dans l'obscurité complète. Les lumières éteintes, les volets fermés et doubles rideaux tirés, la nuit étant tombée en cette soirée printanière, aucune lumière ne pénétrait.

-Mais dis-moi Étienne, tu es aveugle ? Ou vampire ! demanda-t-elle en riant. Elle imagina qu'il pouvait non seulement être aveugle mais aussi mutilé, qu'il n'avait simplement pas d’œil, d'où sa volonté de se cacher. Elle imagina à ce moment là Andrea Bocelli, mignon mais quand il lève les paupières ça file un frisson.

   -Rien de tout ça. Viens s'il te plait, suis le son de ma voix.

Elle pensait être dans le salon, lui était dans la pièce voisine, à sa droite. Sûrement la chambre mais qu'en savait-elle ? Elle arriva dans la pièce en tâtonnant. Elle voyait alors les contours et la vague silhouette d’Étienne juste avant qu'il ne lui prenne la main. Il lui enleva le petit blouson qu'elle portait et le jeta plus loin. Il y avait un fauteuil à cet endroit.

Il l'embrassa. Elle se laissa faire.

   -Bonsoir, dit-il ironiquement.

   -Bonsoir, répondit-elle en souriant

Ce furent les derniers mots qu'ils prononcèrent ce soir là.

Ils continuèrent à s'embrasser, commencèrent à se caresser, se déshabiller doucement. Cela dura. L'étreinte traina alors qu'ils étaient encore en sous vêtement. Une fois nus, leurs corps s’emmêlèrent. Il fit durer, cela excita Géraldine : ses râles éraillés, son parfum, ses caresses... Il se démerdait bien le salaud.

Ce ne fut pas l'extase totale malgré tout. Il manquait une dimension, une dimension importante au yeux de Géraldine. Beaucoup de femmes aiment l'amour dans le noir, Géraldine non. Mais elle m'avoua que c'était tout de même assez envoûtant, avec cette mise en scène sur deux jours.

Quoiqu'il en soit, la nuit passa, il dormirent tout de même. Pendant qu'il sommeillait, elle se leva et se dirigea vers ce qu'elle devinait comme étant la fenêtre, d'où venait le peu le lumière présente. Elle regarda dehors : rien, volets fermés. Elle se recoucha en veillant à laisser entre-ouvert le double-rideau.

Le matin arriva, le soleil se leva. Géraldine avait eu le sommeil aussi léger qu’Étienne l'avait eu lourd. Ce type dort comme une masse.

   -Il faut dire qu'il avait transpiré la veille, me dit-elle.

   -J'imagine bien !

La lumière, finalement, passa à travers les volets et l’entrebâillement du double-rideau. Elle regarda alors son voisin de lit. Dire qu'elle fut déçue est faible.

   -Ah ? dis-je.

   -Oui, il est laid ! Merde ! Je me suis faite avoir toute emportée que j'étais ! Tu vois Patrick Timsitt ? C'est pire, avec un air de Jean Lefebvre, et flasque en plus.

   -Ah merde. C'est le seule commentaire qui me vint à l’esprit.

   -Tu peux le dire Heureusement qu'il dormait bien, je me suis habillée vite fait et je me suis barrée, aussi vite fait ! Ça me fait chier de m'être emportée comme ça pour me faire avoir en beauté !

Elle rageait mais le gros de sa colère était passé au moment où elle me raconta cela. Elle s'en voulait surtout à elle même.

Oui, nous sommes en compétition, Géraldine et moi, pour la situation amoureuse la plus conne.

 


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Published by Raphaël Conforti - dans Qu'est-ce qu'on fait pas des fois
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commentaires

sakura 01/01/2013 08:01

la paix...

Lucie 05/10/2011 18:11


Le type en question doit répéter le même scénario avec autant de filles que possible. Car il sait très bien qu'avec son physique ce serait mission impossible d'avoir de jolies filles ou même des
filles (tout court) dans son lit. pfff ça craint.. les mecs me dégoûtent ^^


Raphaël 05/10/2011 22:21



Peut-être mais ça ne doit pas marcher souvent tout de même. Les femmes en général sont plus frileuses que Géraldine.


Et il faut dire "ce mec me dégoute", il ne faut pas généraliser :)



enfant gate 22/07/2011 23:52


désolé mais là pour le coup, c elle que je trouve un peu conne...


Raphaël 23/07/2011 15:11



Je te l'accorde. Elle s'est faite avoir en beauté, oui. Alors que moi... c'est différent ;-)