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  • : Le blog de Raphaël Conforti
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  • Raphaël Conforti
  • Célibataire et donc sur le marché, la question se pose: Suis-je encore potable ? Je tente de trouver des réponses...
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En chanson

Vous aurez noté que j'ai châpeauté certains de mes billets de titres de chansons.
Montrez-moi votre culture musicale en me nommant les interprètes !
Je vous y aide, les titres concernés sont suivi d'un astérique...

Punaise, je me "cuculise", mais il fallait bien que je le dise ! Personne n'avait relevé ce détail !
Mon prochain blog sera un blog de fan de Cloclo. Ou alors sur le crochet. Ca marche bien les blogs sur le crochet...

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 23:30

Nous avions rendez-vous dimanche à quatorze heures. J'ai attendu cinq minutes, puis dix. Alors que je commençais à désespérer, je reçu un SMS: "Où es-tu ? Comment es-tu ?" me demanda Galina. Je lui répondis par le même biais, car je n'allais pas tenter un appel sur un numéro à préfixe russe. J'imagine qu'elle s'était fait la même réflexion. Je répondis donc que j'avais une chemise verte sous une veste grise, ça suffit amplement. Oui, je mets du vert. Mais c'est un vert sombre, très joli, qui fait très bien avec ma veste de costume grise.

Nous finîmes par nous retrouver. Et là j'ouvre une parenthèse sur les photos de femmes sur les profils de sites sociaux et de rencontres. Il y a deux catégories : les femmes qui mettent des photos d'elles d'il y a cinq à dix ans et les femmes qui mettent des photos surexposées. Il y a une troisième catégorie mais c'est celle des filles de vingt à vingt-cinq ans qui postent des photos d'elles récentes et au sans trucage : ça compte pas. Galina est de la deuxième catégorie. C'est vrai que ses photos étaient légèrement surexposées mais bon, je m'étais dis que ça pouvait arriver. A la réflexion, je réalise que énormément de profils sont composés de photographies surexposées. Quand je dis surexposées, ça comprend les photos retouchées par lissage, ce qui donne le même effet parce qu'en général c'est mal fait. Mais c'est commode, ça estompe tous défauts de peau, comme les rides, les petites acnés et les vilaines peau.

Galina avait une vilaine peau et quelques rides. Je ne lui reproche pas cela, mais elle l'avait bien caché. De plus elle n'est pas très gracieuse et ses dents abimées qu'on voit bien quand elle sourit finirent d'achever le portrait. Ça fait chier : qu'ai-je donc été faire dans cette galère ?! Il a fallut que je l'invite prendre un verre, je n'allais pas faire demi tour comme ça; ça aurait été vache.

Nous nous installâmes à une terrasse du boulevard des Italiens et nous n'avions pas grand choses à nous dire. J'avais des difficultés à lancer et relancer la conversation. Le manque d'intérêt faisait que c'était difficile.

Au bout d'un coca et d'une heure et demie, je prétextais des choses importantes à faire, sans préciser quoi, ça évite de baratiner.

Le temps n'étant pas trop dégueulasse, assez pourri tout de même mais il ne pleuvait pas et je me sentais pas de rentrer tout de suite, Je me promenai parmi les touristes. Je rejoignis lentement le boulevard Haussman en contournant l'Opéra et finis par descendre à la station Havre-Caumartin pour reprendre le R.E.R et rentrer. Parce que c'est quand même glauque de se balader seul à Paris, ça m'emmerde profondément. Enfin... j'ai préféré être seul plutôt que mal accompagné. Je ne sais pas si elle retentera de me rappeler, Galina. Mais vu l'ambiance, je crois que ça en restera là. Elle avait l'air assez intelligente pour le comprendre.

En arrivant aux portiques d'entrés de la station de métro, je remarquai une femme au guichet. Une belle employée de la R.A.T.P blonde, souriante et disponible car aucun client n'attendait. Voyons voir... j'ai un abonnement, que pourrais-je lui demander ?

J'y allai

-Bonjour, dis-je en m'accoudant au guichet

-Bonjour. Elle souriait aussi, c'est bon signe mais ça pouvait n'être que commercial (mais finalement non, est-on commercial à la R.A.T.P ?)

-Je voudrais un mini plan de Paris s'il vous plait, vous en avez ?

-Oui, attendez un moment, ils sont derrière, répondit-elle.

Elle alla chercher ses petits plans. Les touristes allaient et venaient par deux ou en groupes, parfois seuls. La dernière rame passée laissait sortir sa vague de passagers qui allait déferler dans le quartier, visiter l'Opéra ou rester plantée devant les vitrines des grands magasins fermés le dimanche. Une jeune femme, seule, brune au cheveux longs et lisses passa devant moi en soutenant mon regard. Elle me sourit même. Merde, que faire ? Je réfléchis deux secondes : la fille du guichet n'allait pas sortir tout de suite, alors...

Alors je pris le mini plan.

-Merci, vous avez un très joli sourire, c'est très agréable.

Elle eut l'air touchée par mon compliment. C'est bête, je ne pouvais pas rester.

Et je filai, montai les escaliers trois par trois pour rattraper le jolie brune que je rejoignis enfin sur le trottoir. Pendant ce temps j'avais cogité ce que j'allais dire :

-Pardon... bonjour... vous savez où est le boulevard des Capucines ? Je lui montrai mon mini plan en même temps pour lui faire comprendre que je ne baratinais pas puisque j'avais un plan, alors ! Si elle savait que j'étais allé à l'Olympia, il y a moins d'un mois, boulevard des Capucines...

-No, sorry, me répondit-elle, I don't speak french. (Non, désolée, je ne parle pas français)

-I'm lost and I'm looking for my way, to go to boulevard des Capucines, do you know ? (Je suis perdu et je cherche mon chemin pour aller boulevard des capucines, vous connaissez ? -traduction approximative-)

-Not at all (Pas du tout), elle avait un accent que je ne déterminais pas alors je lui demandai d'où elle était pour l'avoir si joli. Je sais c'est bateau, mais dit avec le sourire ça le fait pas mal. Elle me répondit qu'elle était italienne.

-Italiana ? Possiamo parlare italiano allora ! Di dov'è, lei ? (Italienne ? Nous pouvons parler italien alors ! D'où êtes vous ?) La suite des dialogues étant tout en italien, je met directement la VF.

-De Milan, mais je viens de Londres là, j'y habite depuis dix ans.

Après m'être assuré que je ne la dérangeais pas, nous continuâmes la promenade. Elle me raconta qu'elle s'était installée à Londres où elle avait rencontré un londonien avec qui elle vivait mais il y avait de l'eau dans le gaz et elle s'était barrée faire un tour d'Europe de ses amis, ce qui représente une moitié d'Europe en fait, pour finir par saluer sa mère et certainement se réinstaller dans sa ville natale. Ou Barcelone, elle ne sait pas vraiment encore.

Je l'invitai prendre un café et comme elle accepta, je lui demandai son prénom.

-Carla, répondit-elle.

-Très joli, et en même temps c'est à la mode en ce moment. Connu en tous cas.

Ça la fit rire:

-Oui c'est vrai ! Mais j'y peux rien !

J'arrêtai là la plaisanterie, je ne voulais pas continuer sur les mérites comparés de Sarkozy et Berlusconi. Rien de mieux que de parler politique pour pourrir un plan drague.

Nous continuâmes à papoter en sirotant nos cafés. De café justement, puis des vertus comparés des hommes anglais, français et italiens, les anglais n'étant pas dragueurs selon elle et c'est pour ça qu'elle préférait les italiens et français en plus d'avoir déjà donné huit ans de sa vie à un anglais.

-Tu as de la chance, je suis français et italien. Encore bateau mais je ne pouvais pas passer à côté. Cela la fit sourire. Je pensais que nous nous entendions bien, l'échange était facile, elle voulait que je lui parle et elle répondait volontiers. Ça change des filles à qui il faut tirer les vers du nez même si on leur plait. De toute façon, dans ces cas là, au bout de deux heure je me casse. Et nous avons trinqué à mon anniversaire.

-Non ! C'est vrai ? C'est ton anniversaire ? Tu dis ça pour me faire marcher, pour te faire mousser ! me dit-elle après que je lui annonçai l'événement.

-Si, c'est vrai ! Regarde !

Je sortis ma carte d'identité pour lui montrer ma date de naissance.

-Bon anniversaire alors !

Nous trinquâmes avec les Martini que nous avions commandé pour l'occasion.

Là, au bout de deux heures elle me dit qu'elle voulait voir les Champ-Elysées. Alors je l'y emmenai.

Nous marchions sur les Champs-Elysées et pendant que nous parlions nos corps parlaient aussi : nos mains se frôlaient, je la prenais par la taille pour changer de direction et éviter les bousculades (avec cette foule...), par l'épaule pour traverser. Elle ne se soustrayait pas à ces contacts. Cela faisait plus de deux heures que nous étions ensemble et ces signes mes firent penser que le moment était bon. Nous venions de retraverser l'avenue et je la tenais encore par l'épaule. A ce moment-là je la stoppai net, la tournai vers moi et l'embrassai. Un petit baiser sur la bouche, pour voir. Elle ne se déroba pas, alors je me fis plus tendre. Elle me prit par la taille, me serra. L'étreinte dura.

Après tout ça, je lui proposai d'aller diner, c'était l'heure tout de même !

Je l'emmenai dans un petit restaurant pas très loin. Mignon quoique assez peuplé. Le serveur nous proposa un apéritif.

-Deux coupes de Champagne s'il vous plait

(C'est mon anniversaire, soyons fou).

Le repas s'est bien passé, l'échange continuait de manière fluide, souriante, tendre. Pour accompagner nous avions pris une bouteille de Bordeaux. A deux ça fait pas mal et à la fin du repas ça commençait à lui monter à la tête.

-Je vais faire n'importe quoi si ça continue, je n'aurais pas dû boire autant ! dit-elle.

-Ne t'inquiètes pas, je ne vais pas te manger. Quoique...

Nous riions bien et nous sommes sortis du restaurant comme deux vieux amis pouffant de rire sauf que sur le trottoir nous nous sommes enlacés. J'aimais bien sa manière d'embrasser, gourmande. Ça peut paraître évident mais ce n'est pas le cas de tous le monde. Peut-être que j'en parlerai, tiens.

Nous continuâmes de nous promener et j'attendais qu'elle me propose de l'accompagner à sa chambre d'hôtel. L'invitation ne vint pas assez rapidement, j'imaginai alors qu'elle était peut-être accompagnée... son fiancé anglais, celui qu'elle à largué avant de faire son voyage et qui n'était pas si terrible que ça d'après ses dires, ou une copine, ou sa mère, qui sait ?

Bref, finalement je m'en fous. Nous étions occupé contre la rambarde du pont de l'Alma et je lui proposai alors de venir chez moi, prétextant lui préparer un thé pour se remettre de la demi-bouteille de vin qu'elle avait bu.

-Je veux bien, dit-elle en minaudant, me faisant comprendre ainsi qu'elle n'était pas dupe.

Je n'en attendais pas moins.

Nous prîmes le métro puis le R.E.R. Ce fut le trajet le plus chaud que j'ai jamais fait. Nous nous embrassions, j'étais adossé contre un strapontin refermé, elle était contre moi, entre mes jambes. Les baisers étaient fougueux et elle faisait des mouvements de bassin vraiment indécents contre moi. J'en étais presque gêné : il y avait quand même un peu de monde à onze heures passée du soir.

Une fois arrivés chez moi, il n'était plus question de thé. Nous nous sommes rapidement retrouvés nus, puis dans mon lit. Cette nuit fut particulièrement bonne. L'entente entre nous était excellente, ce fut ludique comme j'aime, finissant par un vrai travail de fond. Elle était belle, pas très grande mais bien faite avec des fesses bien rondes et fermes surmontés par une cambrure émouvante. Avec ça un ventre plat et des petits seins d'une remarquable beauté. Je constatai durant nos ébat qu'elle était parfaitement épilée des chevilles jusqu'au sexe. Des questions m'effleurèrent l'esprit : était-elle accompagnée durant sont périple ? Etait-elle épilée pour ça ? Parce que quand tu fais du tourisme seule à Paris en Jeans baskets, ton épilation n'est pas la première préoccupation j'imagine. Ou alors, elle était accompagnée, elle s'était engueulée et avait prévu de se faire le premier type venu, et le premier fut moi.

J'avoue que tout ça m'a déstabilisé et que j'ai eu un petit passage à vide. Mais le meilleur était passé, nous avons pu nous endormir tranquillement.

Le matin, elle partit tôt, elle avait sûrement son programme, peut-être quelqu'un à retrouver mais je ne lui demandai rien. Je suis plutôt du genre pas chiant, pas de question même si ça se bouscule dans ma tête. Nous verrons ce que ça donne. Nous nous étions tout de même échangé nos numéros. Un numéro à préfixe anglais, son téléphone. Oui, on verra bien.

Quoiqu'il en soit, j'ai passé une journée d'anniversaire inoubliable. Meilleure que si j'avais organisé quoi que ce soit. Même si ne ne dois jamais recroiser Carla, ça restera gravé.

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Published by Raphaël Conforti - dans Drague
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commentaires

L'Aînée 10/05/2009 10:23

Anniversaire innoubliable? Sympa pour la famille et les amis. C'est mieux de la passer avec une inconnue alors, plutôt qu'avec ceux qu'on aime et qui vous aime..;

Raphaël Conforti 10/05/2009 14:29


Oui, ben les amis et la famille ne m'ont pas fait passer une nuit de folie après un après midi mémorable. Deux coups de téléphone durant la journée... et j'attend toujours que certains se
rappellent à mes souvenirs... :-)


Tristana...^^... 09/05/2009 21:40

bon anniversaire !! mais nom de diou comme tu chasses!!
biz=)

Raphaël Conforti 09/05/2009 22:09


Bises !
Merci :)


Gwendoline 09/05/2009 15:41

Raphaël, tu assures ! Ca m'épate (je crois que beaucoup de mes copains seraient très jaloux de toi s'ils te connaissaient... cette capacité à faire des rencontres tout le temps, wahou !) :)

Heyoka 08/05/2009 09:45

Ne me dis pas que le nom de famille de ta Galina commençait par un "C". Mais si tel a été le cas, on dira que tu n'as pas apprécié une poule pour ton anniversaire... Oui, je sais.... ----> par là la sortie...

Raphaël Conforti 08/05/2009 21:34



Il ne manquait plus que toi !
Ah j'te jure... Galina C. pfff
Mais remarque, j'en sais rien...



Gossip Boy 07/05/2009 09:36

Coucou Raphaël,

Bon Anniversaire!

Toi, tu ne rates pas une occasion, dis donc. Le pire c'est que tu arrives toujours à tes fins, même si ce n'est pas avec la fille prévue. Mdr

Bisous, bisous,

XO

Gossip Boy.

Raphaël Conforti 07/05/2009 12:04


Merci à toi :)